Affiche– FOND DE LA BOUTEILLE (le) – 47x66cm B - 52240 Repro 30x40cm – INCONNU DU NORD-EXPRESS (l’) – Française - 350051 15,00 € Ajouter au panier. Repro 30x40cm – INCONNU DU NORD-EXPRESS (l’) – Française - 348766 15,00 € Ajouter au panier. Repro 30x40cm – REBEL IN TOWN – Belge - 382438 15,00 € Ajouter au panier.
Le Film Ă©tranger BasĂ© sur un roman de Patricia Highsmith et, Ă  l’origine, mis en forme par Raymond Chandler, Strangers on a train L’Inconnu du Nord-Express ne doit pourtant ses qualitĂ©s qu’à Alfred Hitchcock. AprĂšs avoir Ă©cartĂ© le travail de son scĂ©nariste, le rĂ©alisateur reprit les choses en main de maniĂšre magistrale, montrant une fois de plus de quoi il Ă©tait capable, seul. Ce film rĂ©alisĂ© avec maestria, d’une rigueur cinĂ©matographique absolue, est une des Ɠuvres les plus populaires d’Hitchcock. Le champion de tennis Guy Haines pense que Bruno Anthony plaisante lorsqu’il lui propose un Ă©change de meurtres. Pourtant, la machine infernale est dĂ©jĂ  lancĂ©e et s’emballe, tourbillonnante. [Strangers on a train – Alfred Hitchcock 1951] Les deux films qu’Hitchcock tourna Ă  Londres durant une parenthĂšse anglaise, Under Capricorn Les Amants du Capricorne, 1949 et Stage Fright Le Grand Alibi, 1950, connurent des Ă©checs publics retentissants. En ce dĂ©but des annĂ©es 1950, le rĂ©alisateur devait rebondir Ă  nouveau, comme il l’avait dĂ©jĂ  fait au dĂ©but des annĂ©es 1930, aprĂšs Waltzes from Vienna Le Chant du Danube, 1933, avec la remontĂ©e de The Man Who Knew Too Much L’Homme qui en savait trop, 1934, et comme il le fera encore une fois quand, Ă  la fin de sa vie, il rĂ©alisera Frenzy 1973 aprĂšs les Ă©checs de Torn Curtain Le Rideau dĂ©chirĂ©, 1966 et de Topaz L’Etau, 1969. En signant Strangers on a train, non seulement Hitchcock rĂ©alisa un rĂ©tablissement spectaculaire, mais surtout, il signa un des chefs-d’Ɠuvre les plus caractĂ©ristiques de ses films noirs. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Les prĂ©mices du film Au dĂ©but de l’annĂ©e 1950, Hitchcock dĂ©couvrit avec enthousiasme le premier roman de Patricia Highsmith 1921-1995 Strangers on a Train. Le livre comportait tous les Ă©lĂ©ments pour faire un Hitchcock » intrigue plus psychologique que policiĂšre, double meurtre, homosexualitĂ© latente des personnages. De l’Ɠuvre de la romanciĂšre, il ne restera pourtant plus grand chose aprĂšs que Raymond Chandler et Czenzi Ormonde eurent travaillĂ©, sous l’égide du rĂ©alisateur, Ă  l’écriture du scĂ©nario. A son habitude, Hitchcock imposa les scĂšnes qu’il avait imaginĂ©es, et qui modifiĂšrent l’histoire originale, faisant de Guy un joueur de tennis idĂ©e du double et de l’échange et supprimant la scĂšne oĂč, dans le roman Guy tue le pĂšre de Bruno. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Une idĂ©e en tĂȘte Lorsque Hitchcock choisit d’adapter le roman de Patricia Highsmith, il avait vraisemblablement dĂ©jĂ  en tĂȘte une grande partie du rĂ©sultat cinĂ©matographique qu’il comptait extraire de l’Ɠuvre de la romanciĂšre. La premiĂšre mouture du projet, sous la forme d’un synopsis, fut Ă©crite par le rĂ©alisateur lui-mĂȘme avec Whittield Cook en juin 1950. Restait Ă  trouver quelqu’un capable d’en tirer un vĂ©ritable scĂ©nario, comme l’expliquera plus tard Hitchcock Je me souviens de mon travail sur Strangers on a train. Je ne trouvais personne qui voulĂ»t collaborer avec moi. Tout le monde pensait que mon premier jet Ă©tait Ă  la fois si plat et si proche des faits qu’on n’y trouvait pas la moindre qualitĂ©. En rĂ©alitĂ©, tout le film Ă©tait lĂ , visuellement. » SuggĂ©rĂ© par la Warner, le romancier Raymond Chandler 1888-1959 fut conviĂ© Ă  se mettre Ă  la tĂąche. MalgrĂ© ses qualitĂ©s d’écrivain ou Ă  cause d’elles, sa collaboration avec Hitchcock s’avĂ©ra dĂ©sastreuse. Il supportait mal la mĂ©thode de travail du rĂ©alisateur, qui arrivait avec des idĂ©es visuelles en tĂȘte et qui les lui soumettait sans trop se soucier de cohĂ©rence narrative. Chandler, agacĂ©, lança Hitchcock pense que lorsqu’on remue assez de vent et qu’on fait assez de bruit, personne ne vous demande ni oĂč vous allez ni pourquoi », tout en reconnaissant pourtant que Ă©videmment, c’est Hitchcock et il est vrai qu’un film d’Hitchcock a toujours quelque chose. » Finalement, leur travail ne put aboutir. Les deux versions du scĂ©nario remises par Chandler au milieu de l’étĂ© et Ă  la fin de septembre ne convainquirent personne, pas mĂȘme la production qui menaça de stopper lĂ  le film
 Chandler fut remerciĂ©. Alfred Hitchcock et sa fille Patricia, sur le tournage de Strangers on a Train 1951 Le premier Jour de tournage, Hitchcock, superbe, laissa tomber le scĂ©nario de l’écrivain dans une corbeille Ă  papier et dĂ©clara qu’il fallait recommencer Ă  la page numĂ©ro 1 ». En toute hĂąte, il fit appel Ă  Czenzi Ormonde qui, aidĂ©e de Barbara Keon, allait, en se basant sur la premiĂšre mouture d’Hitchcock, réécrire le scĂ©nario, qui ne fut finalisĂ© qu’un mois aprĂšs le dĂ©but du tournage. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Pendant ce temps, tout un travail commença avec les acteurs. Hitchcock fit tourner un bout d’essai Ă  sa fille il le Jugea correct » et lui accorda le rĂŽle de Barbara Morton, la sƓur de la fiancĂ©e de Guy. Le personnage de Bruno demanda plus de travail. Avec son InterprĂšte Robert Walker, un ami de la famille, le rĂ©alisateur mit au point tous les gestes du personnage qui devaient Ă©voquer son homosexualitĂ© sans attirer les foudres de la censure. L’acteur travailla intensĂ©ment le personnage de Bruno Anthony – et tout le monde s’accorda ensuite pour reconnaĂźtre la qualitĂ© de son interprĂ©tation. Seules les intrigues des studios empĂȘchĂšrent une nomination aux oscars de Walker, qui connut un destin tragique. Il mourut quelques mois aprĂšs la sortie de Strangers on a train, alors qu’il travaillait sur My Son John de Leo McCarey. Hitchcock accorda alors Ă  McCarey le droit d’utiliser les bobines inutilisĂ©es de son propre film pour terminer My Son John. ON SET – Strangers on a train – Robert Walker, Alfred Hitchcock, Farley Granger 1951] CĂŽtĂ© distribution Strangers on a train Ă©tait le second film d’Hitchcock produit par la Warner Bros. Le rĂ©alisateur dut accepter une actrice en contrat avec le studio pour le premier rĂŽle fĂ©minin, et il engagea Ruth Roman 1922-1999 Ă  contrecƓur. Il put en revanche faire appel Ă  un ami de la famille pour jouer Bruno. Robert Walker 1918-1951, fatiguĂ© de jouer les gentils Ă  la MGM, se lança corps et Ăąme dans le rĂŽle qui lui permit de devenir immortel quelques mois avant de mourir. Farley Granger nĂ© en 1925, aprĂšs avoir incarnĂ© Phillip Morgan dans Rope La Corde, fit un Guy Haines idĂ©al. Dans ces deux films, il jouait le rĂŽle du jeune homme tourmentĂ© Ă  l’homosexualitĂ© latente, ce qui finit par nuire Ă  sa carriĂšre en le cataloguant trop nettement. Sans favoritisme, Patricia Hitchcock nĂ©e en 1928 dut subir toutes les Ă©preuves du casting pour obtenir son plus grand rĂŽle dans un film de son pĂšre. Leo G. Carroll 1892-1972, un des seconds rĂŽles favoris d’Hitchcock, avait dĂ©jĂ  jouĂ© dans Rebecca, Suspicion Soupçon et The Paradine case Le ProcĂšs Paradine– il incarnera le Professeur dans North by Northwest La Mort aux trousses. Quant Ă  Marion Lorne 1883-1968, comĂ©dienne de théùtre expĂ©rimentĂ©e, elle dĂ©butait au cinĂ©ma. Son interprĂ©tation parfaite de la mĂšre de Bruno amena la touche d’humour quelque peu noire nĂ©cessaire au film. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne You know what ? I am the hero.» Comme nombre des films noirs amĂ©ricains des annĂ©es 1940-1950, la photographie de Strangers on a train doit beaucoup au cinĂ©ma expressionniste allemand. Mais d’autres sources, plus Ă©tonnantes, inspirĂšrent Hitchcock. Le rĂ©alisateur, qui avait une idĂ©e bien prĂ©cise de ce que devait ĂȘtre l’image de sa prochaine Ɠuvre, fit en sorte que, tant son scĂ©nariste que son dĂ©corateur, soient informĂ©s de ses souhaits. Ainsi, il demanda Ă  Raymond Chandler et Ă  Edward S. Haworth de lire
 Terry et les pirates ! La bande dessinĂ©e, trĂšs cinĂ©matographique il est vrai, de Milton Caniff constitua en effet une de ses sources d’inspiration. Elle ne fut pas la seule. C’est sans doute Ă  la demande d’Hitchcock qu’Haworth se fit envoyer des reproductions de tableaux du peintre amĂ©ricain Edward Hopper 1882-1967. Le rĂ©alisateur fera de nouveau appel au style d’Hopper pour la rĂ©alisation de la maison de Bates dans Psycho Psychose, 1960. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Hitchcock fut Ă©galement inspirĂ© par une autre bande dessinĂ©e La famille Adams. La scĂšne montrant Bruno immobile parmi les spectateurs d’un match de tennis s’inspirant d’un dessin de Charles Adams reprĂ©sentant, dans une salle de cinĂ©ma, un petit gnome ricanant devant le film alors que tous les autres spectateurs versent des larmes
 Il avouera Ă  Truffaut s’ĂȘtre aussi InspirĂ© de cette bande dessinĂ©e en concevant la scĂšne du cymbaliste dans la seconde version de The Man Who Knew Too Much. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Face Ă  l’aspect inquiĂ©tant du personnage, on peut ĂȘtre surpris d’apprendre que Bruno Anthony devait une bonne part de son caractĂšre à
 Droopy ! Comme le chien lymphatique de Tex Avery, Bruno est partout oĂč on ne l’attend pas, et toujours le premier. Comme Droopy, il semble possĂ©der un don d’ubiquitĂ©, qui lui permet de surprendre Guy au Jefferson Memorial, sur le court de tennis ou Ă  la Mellon Gallery. C’est Ă©galement le chien de Tex Avery qui confĂ©ra Ă  Bruno son immobilitĂ© inquiĂ©tante, quand il observe Guy de loin comme lorsque Miriam le remarque pour la premiĂšre fois Ă  la fĂȘte foraine. Cette source d’inspiration burlesque pour un film noir souligne Ă  quel point, pour Hitchcock, le rire sous-tend souvent le suspense le plus dramatique. Outre le scĂ©nariste et le dĂ©corateur, Robert Burks dut lui aussi se mettre au fait des intentions d’Hitchcock en matiĂšre d’inspiration visuelle. Alors spĂ©cialiste des effets spĂ©ciaux Ă  la Warner Bros, il allait devenir le chef opĂ©rateur attitrĂ© d’Hitchcock durant des annĂ©es, signant la photographie de tous ses films, Psycho exceptĂ©, entre 1950 et 1964. ON SET – Strangers on a train – Alfred Hitchcock et Farley Granger 1951] Du tournage au montage Le retard pris dans l’écriture du scĂ©nario n’empĂȘcha pas l’équipe de dĂ©marrer le tournage en octobre. Les extĂ©rieurs furent rĂ©alisĂ©s dans des petites gares des États de New York et du Connecticut, ainsi qu’à Washington. Certains plans du tournoi de tennis furent tournĂ©s lors de la Coupe Davis opposant les Etats-Unis Ă  l’Australie. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Bien que Ormonde art remis une version dĂ©finitive du scĂ©nario Ă  la fin du premier mois de tournage, certains Ă©lĂ©ments furent ajoutĂ©s Ă  la derniĂšre minute, et ce jusqu’à la semaine prĂ©cĂ©dant la fin du tournage, qui eut lieu le 23 dĂ©cembre 1951. Cette prĂ©cipitation n’altĂ©ra guĂšre la qualitĂ© du film. Seuls les dialogues pouvaient en pĂątir, l’aspect visuel Ă©tant du seul ressort du rĂ©alisateur Hitchcock avait toutes les scĂšnes du film en tĂȘte, parfois en plusieurs exemplaires. Il laissait une place Ă  l’expĂ©rimentation au montage, aprĂšs avoir tournĂ© plusieurs versions d’une mĂȘme scĂšne. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Il en fut ainsi pour le match de tennis montĂ© en alternance avec les plans de Bruno tentant de rĂ©cupĂ©rer le briquet de Guy Hitchcock avait Ă  sa disposition dix-huit bobines du match, qu’il n’avait pas le temps de visionner toutes ! Il rĂ©alisa donc plusieurs essais sur le papier. Dans le scĂ©nario de Chandler le match devait montrer l’instinct de tueur de Guy remontant Ă  la surface. Hitchcock n’en tint pas compte, et prĂ©fĂ©ra axer son montage sur le suspense de la scĂšne. Il n’abandonna pas, cependant, l’idĂ©e du double et de l’échange, idĂ©e propre au tennis, mais Ă©galement dĂ©veloppĂ©e dans la rencontre Guy-Bruno, L’alternance des plans, de Guy sur son court Ă  Bruno devant sa bouche d’égout, faisant des deux personnages les vĂ©ritables protagonistes d’un match visuel doublĂ© d’une course contre la montre. Ainsi, Guy reprend le dessus au tennis juste au moment oĂč Bruno perd son briquet. Au final, la logique du match est rompue puisque les deux personnages sortent vainqueurs de leur Ă©preuve. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne L’inconnu sort de l’ombre Ce n’est pas un hasard si, visuellement, Strangers on a train possĂšde de nombreux points communs avec Shadow of a Doubt L’Ombre d’un doute rĂ©alisĂ© dix ans auparavant perspectives fuyantes, prĂ©sence inquiĂ©tante des ombres, image en noir et blanc alors que, dĂšs 1948, Hitchcock filmait Rope en couleur. Les deux films possĂšdent de nombreuses thĂ©matiques communes, qui entraĂźnĂšrent un traitement similaire, Ă  commencer par l’idĂ©e du double. Bruno et Guy sont en quelque sorte les deux faces d’un mĂȘme personnage, comme le sont les deux Charlie dans Shadow of a Doubt. Et comme dans ce film, les rĂ©pĂ©titions, les appariements foisonnent il y a deux Ă©pisodes de manĂšge, deux filles Ă  lunettes, deux pĂšres symboles de la stabilitĂ© sociale l’un dans le grand commerce, l’autre dans la politique. STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne L’échange lui-mĂȘme se dĂ©double dans le crime, plus prosaĂŻquement ; mais aussi psychologiquement, dans l’influence de Bruno sur Guy. En amĂšre-plan, l’homosexualitĂ© de Bruno tend Ă  faire ressortir celle de Guy. Par ailleurs, l’instinct meurtrier du premier se diffuse petit Ă  petit sur le second Si Guy est innocent du meurtre de Miriam, Il ne l’est pourtant pas du dĂ©sir de le commettre. Cet Ă©change est d’autant plus comprĂ©hensible pour le spectateur qu’Hitchcock fait tout pour que l’on s’identifie autant Ă  Bruno qu’à Guy. C’est Ă  ce personnage que va sa prĂ©fĂ©rence, comme il le confirmera Ă  Truffaut. Le rĂ©alisateur joue avec nos Ă©motions dans un va-et-vient de Bruno Ă  Guy et de Guy Ă  Bruno, jusqu’à nous transformer, en quelque sorte, en une balle de tennis dans l’échange entre les deux protagonistes. Comme dans Shadow of a Doubt, le diable hante le film. La barque qui amĂšne Bruno jusqu’au lieu du crime s’appelle Pluton – dieu de l’Enfer. Le chien qui garde la maison des Anthony Ă©voque un cerbĂšre – gardien de l’Enfer ; la demeure est donc infernale, et Guy va y vivre une vĂ©ritable descente aux enfers
 STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Les lois du suspense Le principal point d’achoppement sur lequel buta Chandler en travaillant avec Hitchcock Ă©tait le manque de cohĂ©rence et de rĂ©alisme de l’histoire que le rĂ©alisateur mettait au point sous ses yeux. Truffaut. sans partager l’agacement de Chandler, faisait le mĂȘme constat lorsqu’il disait Ă  Hitchcock Il y a souvent dans vos films, et particuliĂšrement dans Strangers on a train, non seulement des invraisemblances, non seulement des coĂŻncidences, mais aussi une trĂšs grande part d’arbitraire, de choses injustifiĂ©es qui se transforment sur l’écran en autant de points forts par votre seule autoritĂ© et par une logique du spectacle tout Ă  fait personnelle. » À cette remarque, le rĂ©alisateur rĂ©pondait simplement Cette logique du spectacle, ce sont les lois du suspense. » STRANGERS ON A TRAIN – Alfred Hitchcock 1951 – Farley Granger, Ruth Roman, Robert Walker, Marion Lorne Paradoxalement, le manque de cohĂ©rence apparent de Strangers on a train constitue son point fort, Hitchcock joue avec nos Ă©motions, et les Ă©motions n’ont pas de logique rationnelle. Les invraisemblances dont parle Truffaut le sont peut-ĂȘtre d’un point de vue narratif, mais sĂ»rement pas dans l’efficacitĂ© de l’effet qu’elles produisent. Le rĂ©sultat le confirma brillamment. Sorti en mars 1951, Strangers on a train malgrĂ© quelques plaintes de personnes outrĂ©es par les connotations sexuelles du film et son meurtre explicite, connut un immense succĂšs public. Hitchcock avait gagnĂ© son pari et retrouvĂ© la confiance du public et des studios. Ce diaporama nĂ©cessite JavaScript. Le film en image Conversation entre deux inconnus Deux pieds, puis deux autres la camĂ©ra suit deux inconnus jusqu’à un train, en cachant leurs visages. Ce n’est que lorsque leurs pieds se rencontrent que les deux hommes se saluent. Bruno Anthony Robert Walker s’intĂ©resse au cĂ©lĂšbre joueur de tennis Guy Haines Farley Granger et semble tout savoir de sa vie. La thĂ©orie de l’échange de meurtres Guy dĂźne dans la cabine de Bruno. Ce dernier, trĂšs curieux de la vie de Guy qui veut divorcer de sa femme pour en Ă©pouser une autre, propose un Ă©change de meurtres il tue la femme de Guy, et Guy tue le pĂšre de Bruno. Guy croit Ă  une plaisanterie et quitte la cabine en oubliant son briquet. Bruno Qu’est-ce qu’une vie ou deux, Guy ? Certaines personnes valent mieux mortes ! Comme votre femme et mon pĂšre, par exemple
 Oh, ça me rappelle la merveilleuse idĂ©e que j’ai eu une fois
 elle m’est venue toute seule, en dormant la nuit sĂ©curitĂ© totale. Maintenant, disons que vous, vous aimeriez vous dĂ©barrasser de votre femme
 
 Ecoutez ! C’est tellement simple, en plus deux types se rencontrent accidentellement, comme vous et moi ; aucun lien entre eux, et ils n’ont jamais Ă©tĂ© vus ensemble auparavant
 chacun Ă  un personne dont il aimerait ĂȘtre dĂ©barrassé  alors ils changent de meurtre ! 
 Chaque type exĂ©cute le meurtre de l’autre type, et aucune connexion entre eux ! Chacun a tuĂ© un parfait inconnu
 comme si vous faites mon meurtre et que je fais le vĂŽtre
 De A Ă  G DĂšs les premiĂšres minutes du film, Hitchcock nous habitue au briquet de Guy, qui jouera un si grand rĂŽle dans l’histoire. A l’occasion d’un plan sur Bruno, il place habilement l’objet au premier plan. Les initiales du briquet A Ă  G » peuvent se lire d’Ann Ă  Guy, mais aussi d’Anthony Ă  Guy. Quant au symbole des deux raquettes croisĂ©es, il rĂ©sume Ă  lui seul toute l’intrigue, qui est basĂ©e sur l’échange et le double. Le mot crisscross » entrecroiser reviendra Ă  plusieurs reprises dans le film. ScĂšne de mĂ©nage Guy descend du train Ă  Metcalf et retrouve sa femme Miriam Laura Elliott. Ils doivent voir un avocat pour le divorce, mais, aprĂšs avoir demandĂ© de l’argent pour cela, Miriam annonce qu’elle refuse de divorcer et entend reprendre sa vie avec Guy, bien qu’elle porte l’enfant d’un autre. Une dispute s’engage. Myriam sous surveillance ExcĂ©dĂ©, Guy appelle sa fiancĂ©e Ann Morton Ruth Roman, lui annonce que Miriam refuse le divorce et qu’il pourrait l’étrangler ». De son cĂŽtĂ©, Bruno, se rend chez ses parents. Il a une altercation avec son pĂšre montrant la haine qu’il lui porte. Bruno se rend Ă  Metcalf oĂč il trouve Miriam, qui sort accompagnĂ©e de deux hommes, et la suit jusqu’à la fĂȘte foraine. Jeu de mains De mĂȘme qu’en peinture deux couleurs mises cĂŽte Ă  cĂŽte s’influencent rĂ©ciproquement, l’enchaĂźnement de deux images diffĂ©rentes donne Ă  chacune d’elles une signification supplĂ©mentaire. Ainsi, les mains de Bruno, qui apparaissent en gros plan juste aprĂšs que Guy eut criĂ© qu’il voudrait bien tordre le cou de Miriam, se chargent d’un aspect effrayant. Un tel montage Ă©voque aussi le lien qui unit Guy et Bruno les mains peuvent ĂȘtre prises dans un premier temps pour celles de Guy. CroĂ»te expressive Collectionneur d’art, Hitchcock utilise ses connaissances en la matiĂšre pour donner plus de poids Ă  ses Ɠuvres. Les tableaux qui apparaissent dans ses films ne sont jamais lĂ  par hasard. Il demanda Ă  son dĂ©corateur de s’inspirer du peintre expressionniste amĂ©ricain Abraham Rattner 1895-1978 pour rĂ©aliser le portrait peint par la mĂšre de Bruno. Dans l’environnement bourgeois des Anthony oĂč trĂŽnent portraits pompiers et scĂšnes de genre, la force expressive de la toile apparaĂźt dans toute sa violence, soulignant la folie de la mĂšre et la haine de Bruno pour son pĂšre. Passage Ă  l’acte A la fĂȘte foraine, Bruno fait, de loin, du charme Ă  Miriam qui se prĂȘte aussitĂŽt au jeu. Il suit les trois jeunes gens jusqu’à l’üle magique, lieu isolĂ© de rendez-vous des amoureux au milieu d’un lac. LĂ , il retrouve Miriam, l’aborde en s’assurant qu’elle est bien celle qu’il cherche et l’étrangle. Le tunnel d’amour DĂšs que Bruno se met Ă  suivre Miriam, ses intentions meurtriĂšres ne font aucun doute. Le suspense hitchcockien c’est presque un plĂ©onasme ne repose pas sur la question Qu’est-ce qu’il va faire ? », mais Comment va-t-il le faire ? » et Quand va-t-il le faire? » Ici, Hitchcock joue avec nos nerfs en filmant des ombres inquiĂ©tantes suivies du cri de Miriam dans le tunnel sombre. Il crĂ©e ainsi la tension nĂ©cessaire pour que, lorsque le meurtre arrive finalement, de maniĂšre beaucoup plus anodine, la surprise soit cependant totale. Pince de homard Lorsqu’il rencontre Guy dans le train, Bruno porte une cravate ornĂ©e de homards dessinĂ©s par Hitchcock lui-mĂȘme. La figure trouve une rĂ©sonance inattendue au moment du meurtre la main de Bruno, dĂ©formĂ©e par les lunettes, devient dĂ©mesurĂ©ment grande et prend l’aspect d’une pince de homard. Le traitement du crime de cette façon dĂ©tournĂ©e, vu dans l’intĂ©rieur du verre d’une paire de lunettes tombĂ©e sur le sol, est un magnifique moment de cinĂ©ma tel qu’Hitchcock savait les inventer. Il prĂ©pare en outre la suite du rĂ©cit, en insistant sur les lunettes. Le meurtre de Miriam La scĂšne du meurtre de Miriam ne dure que deux minutes, mais elle arrive aprĂšs une longue sĂ©quence de sĂ©duction-poursuite Ă  travers la fĂȘte foraine. La briĂšvetĂ© et l’efficacitĂ© de cette conclusion ont ainsi Ă©tĂ© minutieusement prĂ©parĂ©es par ce qui prĂ©cĂšde. Le crime a lieu sur l’üle magique », au milieu d’un lac oĂč se retrouvent les amoureux et Ă  laquelle on parvient aprĂšs avoir traversĂ© le tunnel de l’amour ». Il est prĂ©cĂ©dĂ© par un jeu de sĂ©duction entre Bruno et Miriam comme souvent, Hitchcock crĂ©e un lien entre la pulsion meurtriĂšre et la pulsion sexuelle. Dans le montage de la scĂšne, le rĂ©alisateur utilise avec maestria deux Ă©lĂ©ments dĂ©s du film les lunettes et le briquet. Le premier permettra de doubler » ce meurtre par celui, symbolique, de Barbara ; le second rĂ©sume Ă  lui seul le thĂšme du film et se trouve au centre du dĂ©veloppement de l’intrigue. Un plan des lunettes au sol, ou un autre du briquet abandonnĂ© par terre, suffisent Ă  donner toute sa puissance Ă  la scĂšne. 1 – Avant de rencontrer Bruno, Miriam s’amuse et rit le choc sera d’autant plus brutal. 2 – L’image du reflet de la flamme dans les lunettes sera reprise lors de la rencontre de Bruno et Barbara. 3 – Bruno attaque rapidement sa victime. Le meurtre ne durera que quelques secondes. 4 – Un insert nous montre les deux objets tombĂ©s Ă  terre le briquet et les lunettes. 5 – Tout le meurtre est reflĂ©tĂ© dans les lunettes, ce qui accentue fortement son aspect irrĂ©el. 6 – L’image de Bruno se relevant seul aprĂšs avoir tuĂ© sa victime est encore plus menaçante. 7 – Bruno rĂ©cupĂšre les lunettes de Miriam sans voir le briquet tombĂ© Ă  terre. 8 – Un plan fixe de quelques secondes montrant le briquet oubliĂ© suffit Ă  nous faire craindre le pire. 9 – Le retour de Bruno ramassant finalement le briquet est vĂ©cu comme un soulagement. 10 – L’üle peuplĂ©e d’amoureux accentue le parallĂ©lisme entre pulsion sexuelle et pulsion meurtriĂšre. 11 – Les voix nous informent que Miriam a Ă©tĂ© dĂ©couverte, sans qu’il soit nĂ©cessaire de le montrer. 12 – La scĂšne se termine sur l’image dĂ©solĂ©e du lac vide et sombre Ă©voquant la mort de Miriam. Complice involontaire Dans le train qui le ramĂšne chez lui, Guy Haynes rencontre un professeur apparemment Ă©mĂ©chĂ©. Lorsqu’il arrive Ă  la porte de sa maison, un autre homme l’appelle. Il s’agit de Bruno qui, sereinement, lui annonce son crime et demande Ă  Guy de rĂ©aliser sa part du marchĂ© ». Suspect numĂ©ro un Guy retrouve sa fiancĂ©e Ann Morton chez le pĂšre de celle-ci, un sĂ©nateur. Ils lui apprennent la mort de Miriam. La police, qui le soupçonne, demande Ă  le voir. Guy donne le nom du professeur pour prouver qu’il n’était pas sur les lieux du crime, mais celui-ci ne se souvient de rien. Un certain Mr Anthony En visitant la Mellon Gallery avec Ann, Guy est accostĂ© par Bruno. Il dit Ă  Ann ne pas le connaĂźtre, mais celle-ci le reconnaĂźt Ă  son Ă©pingle de cravate marquĂ©e du prĂ©nom Bruno » quand, le lendemain, Bruno vient assister au match de Guy et Ă©changer quelques politesses avec les amis d’Ann. Dans les lunettes de Barbara, le reflet d’un briquet allumĂ©. Bruno C’est votre nom Miriam ? DĂ©monstration Bruno continue Ă  harceler Guy pour qu’il tue son pĂšre. Il s’invite Ă  une soirĂ©e chez les Morton et, alors qu’il entend montrer Ă  une vieille dame le meilleur moyen de tuer, il manque de l’étrangler rĂ©ellement quand la vue de la sƓur d’Ann lui rappelle le visage de Miriam. Guy avoue tout AprĂšs l’avoir frappĂ©, puis aidĂ© Ă  remettre sa cravate, Guy renvoie Bruno chez lui. Il explique toute son histoire Ă  Ann, qui a compris que le geste incontrĂŽlĂ© de Bruno Ă©tait liĂ© Ă  la ressemblance de Miriam avec sa sƓur, Barbara ce sont les lunettes qui ont créé le lien entre les deux femmes. MonumentalitĂ© A plusieurs reprises, Guy est surpris par l’apparition soudaine de Bruno qui l’observe, impassible. Cette prĂ©sence inquiĂ©tante s’inspire du personnage de Droopy, le chien du dessin animĂ© de Tex Avery. Ce lien est d’autant plus fort qu’Hitchcock accentue la dĂ©mesure chĂšre au dessinateur Bruno semble ridiculement petit Ă  cĂŽtĂ© du monument. L’effet visuel est particuliĂšrement frappant, et le rĂ©alisateur s’en souviendra en filmant la visite de Cary Grant Ă  l’ONU dans North by Northwest Chez Bruno Guy parvient Ă  tromper la vigilance des policiers qui continuent Ă  le surveiller et pĂ©nĂštre, armĂ©, dans la maison de Bruno. Il monte l’escalier et trouve la chambre du pĂšre. Croyant le rĂ©veiller pour lui expliquer le problĂšme, il se rend compte que c’est Bruno qui occupe le lit. Bruno Je n’aime pas ĂȘtre doublĂ© » j’ai un meurtre sur la conscience 
mais ce n’est pas le mien, monsieur Haines, c’est le vĂŽtre ! Et puisque vous ĂȘtes le seul Ă  en avoir profitĂ©, vous serez le seul Ă  le payer ! La finale Ann tente d’expliquer la situation Ă  la mĂšre de Bruno, qui ne veut pas la comprendre. Bruno arrive et lui rĂ©vĂšle qu’il possĂšde le briquet de Guy, ce qui peut le compromettre. Plus tard, Ann dit tout Ă  Guy, qui doit pourtant commencer Ă  jouer un match de compĂ©tition. Match Bruno se rend Ă  Metcalf avec l’intention de dĂ©poser le briquet sur les lieux du crime. Pendant ce temps, Guy joue un match de finale au tennis. Il doit gagner vite pour rejoindre Metcalf et trouver Bruno. Celui-ci est retardĂ©, car il perd le briquet dans une bouche d’égout. Retour au parc d’attraction Guy gagne son match et part immĂ©diatement pour Metcalf. Les policiers qui le suivent dĂ©cident de le laisser aller et contactent leurs collĂšgues de Metcalf pour qu’ils poursuivent la filature sur place. Pendant ce temps, Bruno attend la nuit pour dĂ©poser le briquet qui accusera Guy. Le manĂšge s’emballe Guy, toujours suivi par des policiers, rejoint la fĂȘte foraine de Metcalf. Il rattrape Bruno sur le manĂšge qui, lorsque la police tue le machiniste, s’emballe et se met Ă  tourner Ă  toute vitesse. Le guichetier de l’üle magique qui a reconnu Bruno l’accuse, mais la police croit qu’il s’agit de Guy. Tout s’écroule Sur le manĂšge dĂ©ment, Guy et Bruno s’affrontent. Un machiniste courageux se glisse sous le manĂšge pour arrĂȘter la machine, ce qui provoque son explosion. Guy est innocentĂ© par le guichetier et par le fait que Bruno, mourant, laisse apparaĂźtre son briquet dans sa main. Effets spĂ©ciaux – La fĂȘte foraine L’image de Strangers on a train est minutieusement travaillĂ©e dans un style qui n’est pas sans rappeler le cinĂ©ma expressionniste. Les effets visuels sont nombreux. Beaucoup ont demandĂ© des moyens techniques spĂ©cifiques, souvent mis au point, si ce n’est inventĂ©s, pour les besoins du film. Dans le domaine des effets spĂ©ciaux, les scĂšnes les plus spectaculaires sont celles de la fĂȘte foraine, Ă  commencer par le meurtre de Miriam. AprĂšs que Bruno lui eut demandĂ© si elle s’appelait bien Miriam, la camĂ©ra s’éloigne pour nous montrer l’étranglement reflĂ©tĂ© dans les lunettes de la victime tombĂ©es Ă  terre. Autre Ă©pisode particuliĂšrement Ă©laborĂ© en matiĂšre d’effets spĂ©ciaux, la scĂšne finale sur le manĂšge, quand Bruno et Guy s’affrontent sur la machine emballĂ©e qui finit par se briser dans une explosion, est tout Ă  fait spectaculaire. Pour cette sĂ©quence, Hitchcock eut recours Ă  plusieurs procĂ©dĂ©s un manĂšge rĂ©el, des transparences et une maquette. Les transparences nĂ©cessitant d’ĂȘtre filmĂ©es selon un angle et un rythme trĂšs prĂ©cis, et la construction du film demandant de nombreux plans diffĂ©rents, le tournage de la scĂšne fut particuliĂšrement laborieux, comme en tĂ©moigna le rĂ©alisateur La principale difficultĂ© dons cette scĂšne, c’était les transparences, car il fallait les incliner diffĂ©remment selon chaque prise de vues ; Ă  chaque changement d’angle, il fallait incliner Ă©galement le projecteur de la transparence, car nous avions beaucoup de prises de vues en contre-plongĂ©e et l’on perdait beaucoup de temps Ă  aligner les bords du cadrage, dans le viseur de la camĂ©ra, avec les bords de la transparence. » A cela s’ajoutait la difficultĂ© de la synchronisation, car le dĂ©filement des images projetĂ©es doit suivre rigoureusement le rythme des prises de vues. Anonymat Guy se retrouve avec Ann dans un train. Un homme d’église, qui fume la pipe et lit le journal, lui demande cordialement s’il n’est pas Guy Haines. Il s’apprĂȘte Ă  lui rĂ©pondre, quand, se ravisant, il se lĂšve, entraĂźnant Ann, et s’éloigne sans mot dire
 On ne l’y reprendra pas une deuxiĂšme fois ! Fiche technique du film
  1. Đ˜Ń‰Ő„Ń€Ő­Ń„ĐŸá“Őž υ
    1. Ԏα Đžá‹–ŃƒŃ‰ĐŸÖƒá‰”Ő»Đ”Đł
    2. Î©Ń‡áŒ·ĐżŐ§ гΔ ÎžÏ‚Đ°á‰čÎ±ŃŃ€ĐŸ
    3. ОĐșтևĐČ ÎżÎșŐ§ŃˆÖ‡Đ» у ĐżÏ‰á‹Đ”Î·
  2. М Ń‰Đ”áˆ”áŠ€ և
6sept. 2012 - Cette épingle a été découverte par Hervé Berteaux / Zumeurs. Découvrez vos propres épingles sur Pinterest et enregistrez-les.
PubliĂ© le 29 oct. 2021 Ă  1000Quand Patricia Highsmith est morte, le 4 fĂ©vrier 1995, Ă  74 ans, on a cru qu'elle emportait avec elle son mystĂšre. RĂ©tive Ă  l'autobiographie - ça m'ennuierait radicalement » -, elle avait aussi interdit aux chercheurs tout accĂšs Ă  ses documents personnels. Elle pensait que tous les Ă©crivains rĂȘvaient secrĂštement de biographies et qu'elle faisait exception D'ailleurs, que trouverait-on pour les remplir ? Je refuse de parler d'amour. Je suis inflexible no personal questions. » Je n'Ă©cris pas d'intrigues policiĂšres»Il restait donc une oeuvre, non nĂ©gligeable, sur laquelle on se mĂ©prend souvent, la classant au rayon de littĂ©rature policiĂšre. Patricia Highsmith se plaignait d'ĂȘtre invitĂ©e dans des colloques oĂč elle n'avait pas sa place Je n'ai aucun mĂ©pris pour le polar, mĂȘme si les histoires de dĂ©tectives ou de justiciers ne m'intĂ©ressent pas vraiment. J'accepte l'idĂ©e d'ĂȘtre rangĂ©e parmi les auteurs Ă  'suspense' mais je n'Ă©cris pas d'intrigues policiĂšres. »En effet, ses vingt-deux romans - dont cinq ont pour hĂ©ros Tom Ripley, un meurtrier jamais pris - et ses neuf recueils de nouvelles, jouent sur l'angoisse, le malaise, dans une sociĂ©tĂ© oĂč les rapports humains se avouĂ©e de DostoĂŻevski et enfant cachĂ©e de FlaubertQuant Ă  son unique essai, L'Art du suspense - 1966, publiĂ© en France seulement en 1987 -, ce n'est pas un manuel d'Ă©criture, mais plutĂŽt une leçon de vie, dĂ©voilant une Ă©crivaine - elle aurait dĂ©testĂ© ce fĂ©minin - rigoureuse et singuliĂšre, fille avouĂ©e de DostoĂŻevski, d'Henry James qui, comme elle, a choisi l'Europe, et enfant cachĂ©e de Flaubert et de sa passion pour le mot juste ».Alors jusqu'ici, en dĂ©pit de trois biographies - non traduites en français et assez discutables - l'Ă©nigme restait entiĂšre. Saurait-on un jour ce qui avait fait de la jeune femme aux yeux d'un noir profond, sĂ©duisante et conquĂ©rante, une sexagĂ©naire au visage marquĂ© par l'abus d'alcool, amĂšre, solitaire, d'une misanthropie radicale et trĂšs dĂ©rangeante ?Plus de 1000 pages de journaux intimes et carnetsMais voilĂ  que l'annĂ©e de son centenaire - Patricia Highsmith est nĂ©e le 19 janvier 1921 - arrive un volume de pages de journaux intimes et de carnets - 1941-1995 - qui permet de voir, au plus prĂšs, cet Ă©tonnant destin, dominĂ© par la passion d'Ă©crire, couronnĂ©e de succĂšs, et minĂ© par des amours dĂ©sastreuses. Ce recueil n'est pas une autobiographie, prĂ©cise l'Ă©ditrice, Anna von Planta. Notre intention, en partageant ces notes, est de permettre au lecteur de dĂ©couvrir, dans ses propres termes, comment Patricia Highsmith est devenue Patricia Highsmith. »Pour ceux que les ambiguĂŻtĂ©s d'Highsmith fascinent, chaque page est essentielle. Ceux qui sont plus distants survoleront peut-ĂȘtre certains passages, mais dĂ©couvriront que ce livre est aussi une plongĂ©e dans les milieux artistiques new-yorkais et français des annĂ©es 1940 et 1950. Ainsi qu'une rĂ©flexion sur l'exil volontaire, et sur la crĂ©ation personnelles de Patricia Highsmith Ă  l'Ă©poque de ses Ă©tudes de lettres au Barnard College de New York.©Rene Burri / Magnum PhotosPatricia Highsmith commence son journal en 1941, l'annĂ©e de ses 20 ans, Ă  New York oĂč elle vit. DĂšs le 5 mars, elle Ă©crit que le vrai dĂ©fi » de l'artiste consiste Ă  toujours se distinguer, sur le plan de l'intellect et de la crĂ©ativitĂ©, Ă  maintenir son identitĂ© tout en s'intĂ©grant Ă  la sociĂ©tĂ© ». Et, le 14 avril, en français Mon appĂ©tit a deux facettes avide d'amour, avide de pensĂ©e. » Un garçon dans un corps de fille »Tout va trĂšs vite dans cette dĂ©cennie. Elle termine ses Ă©tudes de lettres Ă  Barnard College en 1942, travaille comme illustratrice pour gagner sa vie, et vit la nuit, Ă  Greenwich Village, avec des artistes, des journalistes, dont la photographe Berenice Abbott, la peintre Buffie Johnson, la journaliste Rosalind Constable, et, plus tard la romanciĂšre Jane Bowles qui lui fera rencontrer de nombreux Ă©crivains. Presque toutes sont lesbiennes. Un mot que n'emploie pas Highsmith, lui prĂ©fĂ©rant homosexuelle, probablement parce qu'il peut s'entendre au masculin, et que dĂšs l'Ăąge de 12 ans, elle se sentait un garçon dans un corps de fille ». Elle cultive son allure garçonne et enchaĂźne les amantes, toujours plus ĂągĂ©es qu'elle. Le programme tient en quelques mots Boire Ă©normĂ©ment ; fumer Ă©normĂ©ment ; Ă©crire Ă©normĂ©ment ; aimer en sĂ©rie. » Abolir toute culpabilitĂ© concernant mes pulsions »Toutefois pour Ă©crire, il faut s'isoler. C'est pourquoi, en 1948, elle passe plusieurs semaines dans la colonie d'artistes de Yaddo Etat de New York oĂč elle termine ce qui sera son premier livre publiĂ© et rencontre un Ă©crivain britannique, Marc Brandel. Un tournant. Avec Marc au lac, pas mal discutĂ© d'homosexualitĂ©. Il est fabuleusement tolĂ©rant. Il m'a convaincue d'abolir toute culpabilitĂ© concernant mes pulsions et sentiments. » La suite montrera qu'il n'a pas rĂ©ussi et que les dĂ©boires amoureux de Patricia Highsmith sont liĂ©s Ă  son inconfort avec sa Hitchcock et sa fille Patricia sur le tournage de L'Inconnu du Nord-Express» adaptĂ© par Raymond Chandler du livre Stangers on a Train».©Warner Bros/Prod DBLe livre qu'elle termine Ă  Yaddo a pour titre Strangers on a Train, qui deviendra en français L'Inconnu du Nord-Express. Outre son trĂšs bon accueil critique, il est achetĂ© par Alfred Hitchcock, ce qui rend Highsmith immĂ©diatement cĂ©lĂšbre. Si, comme Simone de Beauvoir, elle s'Ă©tait sentie douĂ©e pour le bonheur », ce succĂšs aurait peut-ĂȘtre annoncĂ© une existence il y avait, outre la question sexuelle, celle du genre - peut-on changer de sexe ? » - , cet attrait pour les sujets morbides », ce constat 20 juin 1949 Pour que je sois satisfaite, il doit y avoir de la violence, donc du drame et du suspense. » Et le sentiment de solitude », absolu. J'honore la solitude austĂšre, fiĂšre, intouchable hormis par ce par quoi elle veut ĂȘtre touchĂ©e. »L'Europe serait-elle un remĂšde ? Elle y Ă©tait allĂ©e en 1949 et y retourne, pour deux ans, en 1951, l'annĂ©e de ses 30 ans. Contrairement Ă  la premiĂšre fois, elle reste longtemps Ă  Paris, se lie avec la flamboyante correspondante du New Yorker, Janet Flanner et sa compagne Natalia Danesi Murray, frĂ©quente le salon de Natalie Barney. De nouveau, elle vit dans un environnement lesbien et artistique, stimulant pour le travail. Sa vie sentimentale est toujours aussi erratique - la liste des amantes serait trop longue -, ses problĂšmes d'argent rĂ©currents, mais la rĂ©ussite littĂ©raire est lĂ . Elle Ă©crit six romans entre 1952 et 1960, dont le premier Ripley, The Talented Mr. Ripley Monsieur Ripley en la dĂ©cennie suivante, celle de sa quarantaine, qui sera un tournant. Non dans son oeuvre - elle publie rĂ©guliĂšrement, tous les deux ou trois ans -, mais dans sa vie. En 1962, elle vient de se sĂ©parer de Marijane Meaker. Celle-ci racontera leur histoire en 2003 dans Highsmith un amour des annĂ©es cinquante Ed. Bernard de Fallois. Le 20 juillet, Ă  Londres, elle rencontre Caroline Besterman, une canadienne, mariĂ©e, mĂšre d'un enfant. Tout le reste de l'annĂ©e, le journal et les carnets racontent - enfin - une histoire d' le remĂšde ?InstallĂ©e en Angleterre, Highsmith sait qu'elle a choisi l'Europe. Comme on pouvait s'y attendre, Caroline Besterman, bien que follement amoureuse, ne quitte pas son mari. Patricia Highsmith ne s'en remettra pas. Elle fuit en France, achĂšte une maison dans un village isolĂ© de Seine-et-Marne, puis dans un autre, ne voit personne, dit ne pas se sentir intĂ©grĂ©e ». Dans la dĂ©cennie 1970, toujours amoureuse de Caroline, elle a cependant quelques liaisons, cette fois avec des jeunes femmes, dont Marion Aboudaram, Ă  laquelle elle dĂ©die l'un de ses plus beaux livres, Le journal d'Edith 1977, oĂč une femme Ă  la vie sinistre s'invente une existence de rĂȘve dans son journal 1988, dans sa maison forteresse» Ă  Tegna Suisse dessinĂ©e selon ses instructions.©Rene Burri / Magnum PhotosEn 1980, aprĂšs des dĂ©boires avec le fisc français, Highsmith achĂšte une maison sombre et inconfortable, en Suisse, Ă  Aurigeno, dans le Tessin. Son aigreur, dĂ©jĂ  souvent perceptible, ne rend pas les journaux de ces annĂ©es-lĂ  trĂšs agrĂ©ables Ă  lire. Bien qu'elle voyage beaucoup, on la dit recluse et mutique, rĂ©pondant par monosyllabes aux rares interviews. Pourtant elle aime montrer Ă  ses rares amis, avec une jubilation de petite fille, les plans de sa nouvelle maison suisse, Ă  Tegna, dessinĂ©s par l'architecte sur ses indications. Elle y emmĂ©nage le 13 dĂ©cembre elle Ă©crit, le 6 octobre 1993, les derniers mots des journaux intimes qui l'occupent depuis plus de cinquante ans [
] la mort [
] Je prĂ©fĂšre ĂȘtre prise par surprise ! [
] Alors, la mort est comme la vie, imprĂ©visible. » En refermant cet Ă©norme livre sur les annĂ©es Ă  Tegna, on se dit que sa derniĂšre maison, nĂ©e de son imagination, symbolise son existence une forteresse, avec trĂšs peu d'ouvertures. Et une vue splendide, au loin, sur les sommets Hopper et Nicholas Ray dans L'Ami amĂ©ricain» 1977, film de Wim Wenders d'aprĂšs Ripley's Game ».Caterine Milinaire/Sygma via Getty Images En France, presque tous les livres de Patricia Highsmith sont publiĂ©s chez Calmann-LĂ©vy et, pour la plupart, repris dans Le Livre de poche ou Pocket. La collection Bouquins » a publiĂ© deux volumes d'OEuvres 1991 et 1992 et DerniĂšres nouvelles du crime 1994.Journaux et carnetsDe son vivant, Patricia Highsmith avait interdit toute recherche sur sa vie. AprĂšs sa mort, Daniel Keel 1930-2011 son Ă©diteur et exĂ©cuteur littĂ©raire, directeur des Ă©ditions suisses Diogenes, a rĂ©vĂ©lĂ© qu'elle avait laissĂ© 38 cahiers - tous Ă©crits sur des carnets Ă  spirales de Columbia University - et 18 journaux, sur des supports diffĂ©rents et de taille variable. Environ pages d'Ă©crits cahiers sont tous en anglais. Les journaux sont parfois en d'autres langues, que Highsmith maĂźtrisait approximativement - français, allemand, italien, espagnol - quand elle voulait ĂȘtre sĂ»re que son amante du moment ne puisse pas lire. Elle avait envisagĂ© de les brĂ»ler ou de les lĂ©guer au fonds d'archives lesbiennes Herstory de Brooklyn. Mais elle les relisait, les corrigeait, faisait des coupes, des commentaires, ce qui montre qu'elle les considĂ©rait comme faisant partie de son Keel a donc dĂ©cidĂ© qu'il fallait publier ce trĂ©sor littĂ©raire ». Il a chargĂ© Anna von Planta, responsable de l'Ă©dition des livres de Highsmith chez Diogenes de s'en occuper. C'est chose faite, avec la parution d'un volume de pages, Les Ecrits intimes de Patricia Highsmith. 1941-1995. Journaux et carnets Traduit de l'anglais - Etats-Unis - par Bernard Turle. Calmann-LĂ©vy, 35 euros.Anna von Planta s'explique dans une note Ă©ditoriale sur le dĂ©fi » de faire justice Ă  cet Ă©norme corpus » en le condensant en un seul volume, aprĂšs en avoir transcrit la totalitĂ©. Elle l'a composĂ© en cinq parties, chronologiques, Ă©liminant, surtout dans les journaux de jeunesse, les rĂ©pĂ©titions, indiscrĂ©tions et commĂ©rages »et, plus tard, le ressassement dans l'amertume et l'effrayante misanthropie - il en reste assez pour qu'on en ait une idĂ©e le fonds est dĂ©sormais consultable aux Archives littĂ©raires suisses Ă  Berne, et pourra nourrir de nouvelles biographies de Highsmith. Il en existe dĂ©jĂ  trois, non traduites en français. Beautiful Shadowdd'Andrew Wilson, 2003 - admirative et empathique- The Talented Miss Highsmith, de Joan Schenkar 2009 - qui balance entre admiration et dĂ©testation - et Devils, Lusts and Strange Desires The Life of Patricia Highsmith, de Richard Bradford, sorti en janvier, et que Frances Wilson critique sĂ©vĂšrement dans la New York Review of Books du 4 novembre, le disant uniquement animĂ© par la haine » et totalement impermĂ©able Ă  l'ironie et l'humour de Highsmith ».Patricia Highsmith en quelques dates1921, 19 janvier Naissance de Mary Patricia Plangman Ă  Fort Worth, Texas. Ses parents ont divorcĂ© peu de temps Elle apprend que Stanley Highsmith, le second mari de sa mĂšre, qui lui a donnĂ© son nom, n'est pas son pĂšre biologique. Elle rencontrera celui-ci plus Etudes de littĂ©rature et d'arts plastiques Ă  Barnard College, Columbia University, New York, au terme desquelles elle gagne sa vie comme illustratrice tout en AprĂšs un sĂ©jour Ă  la colonie d'artistes de Yaddo, elle publie un premier roman, L'Inconnu du Nord-Express. Son adaptation par Hitchcock la rend immĂ©diatement cĂ©lĂšbre - et inaugure une longue sĂ©rie d'adaptations de ses romans par de grands cinĂ©astes, de RenĂ© ClĂ©ment Ă  Wim Wenders, en passant par Claude Chabrol et d' Premier sĂ©jour en Publication de Monsieur Ripley. Il y aura quatre autres Ripley, et, dĂ©sormais, Patricia Highsmith publiera un roman tous les deux ou trois S'installe dĂ©finitivement en Europe. Angleterre, puis France en AprĂšs des dĂ©boires avec le fisc français, elle dĂ©mĂ©nage en Suisse, Ă  Aurigeno, puis Ă  Tegna en 4 fĂ©vrier Patricia Highsmith meurt d'un cancer Ă  l'hĂŽpital de Locarno.
  1. Ч з՚сл Î”Ï€Ö…Ï†ŐĄĐșĐŸĐłĐŸĐ±
    1. Жа ωŐč Ń…Đ”ŃˆáŒ€ÏˆŐ«Ń€á‹ŠŃ
    2. ጔ Đ”ĐżŃ€ÎżĐ±áˆžĐłÖ‡Ń‚Î±
  2. ÎœĐžÏ‚á‹žÎŒáŒĐčŃÎŸ áˆ€Ń‰áˆ€áˆČŃŐ¶Îżá‹š ĐČ
Affichedu film L'Inconnu du Nord-Express - Photo 1 L'Inconnu du Nord-Express ? Retour Ă  la galerie 1 Suivante L'Inconnu du Nord-Express Photo ajoutĂ©e le 28 juin 2019 L'Inconnu du Nord-Express Strangers on a Train est un film amĂ©ricain rĂ©alisĂ© par Alfred Hitchcock, sorti en 1951, inspirĂ© en partie du roman de Patricia Highsmith. RĂ©sumĂ© L’intrigue dĂ©bute par l’arrivĂ©e simultanĂ©e et symĂ©trique de deux hommes Ă  la gare puis dans le train, mais filmĂ©s seulement Ă  partir de leurs chaussures. Cet incipit se termine au moment oĂč le deuxiĂšme homme touche le premier de son pied lorsqu’il croise ses jambes. Alors le premier, Bruno Anthony, s’étonne de se trouver en prĂ©sence du tennisman Guy Haines. Dans la conversation, Bruno fait allusion au prochain divorce de Guy et Ă  sa relation sentimentale avec Anne Morton, la fille du sĂ©nateur. Il Ă©voque Ă©galement sa propre relation problĂ©matique Ă  son pĂšre. Il fait mention alors du crime parfait il tuerait Myriam, l’épouse de Guy tandis que Guy tuerait son pĂšre, et comme ni l’un ni l’autre n’aurait de mobiles, il serait impossible de les dĂ©couvrir. Guy ne prend pas au sĂ©rieux cette proposition et s'en va, mais, perturbĂ©, il en oublie son briquet sur lequel se trouvent gravĂ©es ses initiales et celles d'Anne et Bruno l'empoche discrĂštement. Guy, peu aprĂšs, apprend que son Ă©pouse ne veut plus le divorce pour l’empĂȘcher d’épouser Anne. Au tĂ©lĂ©phone avec cette derniĂšre, Guy hurle trois fois qu’il voudrait Ă©trangler Myriam. Il appelle Ă©galement Bruno pour l'informer, mais au moment oĂč celui-ci rĂ©pond, il raccroche. Bruno suit alors Myriam et la tue sur une Ăźle l'Ăźle de l'amour, dans un parc d’attractions. La scĂšne du crime est vue dans le reflet des lunettes de Myriam. Il prend les lunettes comme preuve et se rend alors chez Guy pour lui avouer le crime et demander sa contrepartie. Ce dernier refuse. Guy est alors soupçonnĂ© et mis sous surveillance par la police. Bruno rĂ©apparaĂźt Ă  plusieurs reprises et referme peu Ă  peu son piĂšge sur Guy pour qu’il commette le crime convenu. Anne comprend ce qui se passe et cherche Ă  aider Guy mais en vain. Guy se dĂ©cide alors Ă  aller chez le pĂšre de Bruno, non pas pour le tuer, mais pour lui avouer la vĂ©ritĂ© sur son fils et la folie de ce dernier. Mais ce n’est pas le pĂšre, mais Bruno qui est lĂ . Peu aprĂšs, Bruno lui apprend qu’il va dĂ©poser son briquet sur les lieux du crime pour le faire arrĂȘter. Guy doit s’y rendre au plus vite, mais il doit d’abord remporter la finale de tennis scĂšnes simultanĂ©es du match et du voyage de Bruno vers l’üle. Il y parvient de justesse et le film se termine sur le combat de Guy et de Bruno sur un manĂšge devenu fou. Lorsque le manĂšge s’effondre, Bruno est Ă©crasĂ©. Au moment de mourir, il n'avoue pas la vĂ©ritĂ© et continue d'affirmer que le briquet est sur les lieux du crime. Mais lorsqu'il meurt, le briquet tombe de sa main. Fiche technique Titre original Strangers on a Train Titre français L'Inconnu du Nord-Express RĂ©alisation Alfred Hitchcock ScĂ©nario Raymond Chandler et Czenzi Ormonde, adaptation de Whitfield Cook, d'aprĂšs le roman Ă©ponyme de Patricia Highsmith Musique Dimitri Tiomkin Direction artistique Edward S. Haworth Photographie Robert Burks Costumes Leah Rhodes Montage William H. Ziegler Production Alfred Hitchcock SociĂ©tĂ© de production Warner Bros. Budget 1 200 000 $ estimation Format noir et blanc — 35 mm — 1,371 — son mono RCA Sound System Genre film policier, thriller, film noir, drame DurĂ©e 97 minutes États-Unis ; 99 minutes Royaume-Uni Pays de production États-Unis Dates de sortie États-Unis 30 juin 1951 premiĂšre, 3 juillet 1951 sortie nationale France 9 janvier 1952 Classification Film interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France[1], puis reclassĂ© tous publics lors de sa réédition en 1991 Distribution Farley Granger VF Michel Gudin Guy Haines Ruth Roman VF Jacqueline FerriĂšre Anne Morton Robert Walker VF Michel AndrĂ© Bruno Antony Leo G. Carroll VF Abel Jacquin Le sĂ©nateur Morton Patricia Hitchcock VF Rolande Forest Barbara Morton Marion Lorne VF CĂ©cile Didier Mme Antony Jonathan Hale VF Camille GuĂ©rini M. Antony Laura Elliott VF Sylvie Deniau Miriam Joyce Haines Howard St. John VF Claude PĂ©ran Le capitaine Turley Norma Varden VF Marguerite Duval Mme Cunningham John Brown VF Paul VillĂ© Le professeur Collins Robert Gist VF Robert Dalban Leslie Hennessy Et, parmi les acteurs non crĂ©ditĂ©s Murray Alper Loueur de canots Leonard Carey Le majordome des Antony Edward Hearn Le lieutenant Campbell Charles Meredith Le juge Donahue Odette Myrtil Mme Darville Georges Renavent M. Darville Production L'Inconnu du Nord-Express marque un tournant pour Hitchcock c'est sa premiĂšre production amĂ©ricaine indĂ©pendante, sans l'entremise d'un intermĂ©diaire comme David O. Selznick. Dans les annĂ©es 1990, une version alternative est dĂ©couverte par hasard par Warner Bros. Cette version dite britannique est prĂ©sentĂ©e pour la premiĂšre fois en 1996 Ă  Los Angeles. Plus longue de deux minutes, elle diffĂšre par quelques scĂšnes, comme l'ouverture dans le train et le final Ă  la fĂȘte foraine, qui contribuent Ă  renforcer le charme dĂ©rangeant du personnage de Bruno Antony. Hitchcock n'a jamais mentionnĂ© cette version, et on ne sait pas exactement ce qui l'a motivĂ©e. On peut supposer que sa nouvelle autonomie l'a poussĂ© Ă  la prĂ©parer par sĂ©curitĂ©, pour l'Ă©ventualitĂ© oĂč les projections tests de la version originale rencontreraient un Ă©chec[2]. Lieux de tournage Pennsylvania Station Ă  New York six jours la station de chemin de fer de Danbury, dans le Connecticut divers endroits autour de Washington le parc d'attractions de Chatsworth, en Californie le Tunnel of Love d'une fĂȘte foraine de Canoga Park, en Californie Forest Hills pour le match de tennis Autour du film Le camĂ©o habituel d'Alfred Hitchcock survient Ă  la dixiĂšme minute c’est le voyageur qui monte dans le train avec une contrebasse Ă  la gare de Metcalf. Robert Walker Ă©tant mort avant l'achĂšvement de son film suivant My Son John, le rĂ©alisateur Leo McCarey a empruntĂ© Ă  Alfred Hitchcock plusieurs plans de L'Inconnu du Nord-Express et les a intĂ©grĂ©s dans son film. Un rictus de vengeance de Bruno, au moment oĂč il meurt dans l'accident du manĂšge, devient chez McCarey le sourire d'un espion communiste qui, agonisant dans un accident de voiture, retrouve la paix avec lui-mĂȘme aprĂšs avoir confessĂ© ses crimes[3]. Reprises 2007 Strangers de Aanand L. Rai Notes et rĂ©fĂ©rences ↑ ↑ en Bill Desowitz, Same Strangers, Different 'Train' », Los Angeles Times,‎ 17 novembre 1996 lire en ligne, consultĂ© le 11 dĂ©cembre 2021 ↑ en Bernard F. Dick, The Screen Is Red Hollywood, Communism, and the Cold War, University Press of Mississippi, 2016 lire en ligne. Liens externes Ressources relatives Ă  l'audiovisuel Centre national du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CinĂ©-Ressources en AllMovie en American Film Institute it en Movie Review Query Engine de OFDb en Oscars du cinĂ©ma en Rotten Tomatoes mul The Movie Database Alfred Hitchcock ScĂ©nariste La Danseuse blessĂ©e 1923 L'Ombre blanche 1923 The Prude's Fall 1924 AbnĂ©gation 1924 Le Voyou 1925 RĂ©alisateur Films britanniques muets Always Tell Your Wife corĂ©alisateur, court mĂ©trage, 1923 Le Jardin du plaisir 1925 Les Cheveux d'or 1927 Le Ring 1927 Downhill 1927 Laquelle des trois ? 1928 Le passĂ© ne meurt pas 1928 Champagne 1928 The Manxman 1929 Films britanniques Chantage 1929 Junon et le Paon 1930 Meurtre 1930 Elstree Calling 1930 The Skin Game 1931 Mary 1931 À l'est de ShanghaĂŻ 1931 NumĂ©ro dix-sept 1932 Le Chant du Danube 1934 L'Homme qui en savait trop 1934 Les 39 Marches 1935 Quatre de l'espionnage 1936 Agent secret 1936 Jeune et Innocent 1937 Une femme disparaĂźt 1938 La Taverne de la JamaĂŻque 1939 Aventure malgache court mĂ©trage, 1944 Bon Voyage court mĂ©trage, 1944 Les Amants du Capricorne 1949 Le Grand Alibi 1950 Frenzy 1972 Films amĂ©ricains Rebecca 1940 Correspondant 17 1940 Joies matrimoniales 1941 Soupçons 1941 CinquiĂšme Colonne 1942 L'Ombre d'un doute 1943 Lifeboat 1943 La Maison du docteur Edwardes 1945 Les EnchaĂźnĂ©s 1946 Le ProcĂšs Paradine 1947 La Corde 1948 L'Inconnu du Nord-Express 1951 La Loi du silence 1952 Le crime Ă©tait presque parfait 1954 FenĂȘtre sur cour 1954 La Main au collet 1955 Mais qui a tuĂ© Harry ? 1955 L'Homme qui en savait trop 1956 Le Faux Coupable 1956 Sueurs froides 1958 La Mort aux trousses 1959 Psychose 1960 Les Oiseaux 1963 Pas de printemps pour Marnie 1964 Le Rideau dĂ©chirĂ© 1966 L'Étau 1969 Complot de famille 1976 The Short Night projet abandonnĂ©, 1980 Films perdus Number Thirteen inachevĂ©, perdu, 1922 The Mountain Eagle perdu, 1926 Voir aussi Liste de ses camĂ©os Alma Reville Patricia Hitchcock Alfred Hitchcock prĂ©sente sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, 1955 Suspicion sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, 1957 Hitchcock/Truffaut livre, 1966 Hitchcock L'Ombre d'un gĂ©nie documentaire, 1999 Hitchcock film, 2012 The Girl tĂ©lĂ©film, 2012 Hitchcock/Truffaut documentaire, 2015
28dĂ©c. 2015 - RĂ©f : 18022 Artiste : Photo Denimal Imprimeur : Helio Cachan Type Impression : Photogravure Dimensions : 100 x 62cm/ 39,37 x 24,41 inc Etat : A - Prix : 120€
Titre original Strangers on a Train Date de sortie 22 janvier 1997 DurĂ©e 101 mn RĂ©alisĂ© par Alfred Hitchcock Avec Farley Granger , Ruth Roman , Robert Walker ScĂ©naristes Raymond Chandler, Czenzi Ormonde, Whitfield Cook, Patricia Highsmith, Ben Hecht Distributeur LES GRANDS FILMS CLASSIQUES/1999 CINE CLASSIC/2004 CINE CLASSIC AnnĂ©e de production 1951 Pays de production Etats-Unis Genre Film de suspense Couleur Noir et blanc Synopsis Un champion de tennis est abordĂ© dans un train par un inconnu qui lui propose un Ă©trange marchĂ© il supprime sa femme encombrante si , en Ă©change, celui-ci se charge d'Ă©liminer son propre pĂšre. Croyant avoir affaire Ă  un fou, le tennisman ne lui prĂȘte au Offres VOD de L'inconnu du Nord-Express SD HD LaCinetek € Louer 5 € Acheter HD SD CANAL VOD € Louer € Acheter SD HD UniversCinĂ© € Louer € Acheter HD SD Orange € Louer € Acheter HD VIVA € Louer € Acheter SD FilmoTV € Acheter HD PREMIEREMAX € Louer € Acheter Toutes les sĂ©ances de L'inconnu du Nord-Express » Voir les 1 sĂ©ances DerniĂšres News sur L'inconnu du Nord-Express Alfred Hitchcock est Ă  l’honneur, ce soir sur Arte L’Inconnu du Nord-Express sera suivi d’Une femme disparaĂźt. Supercut quand le cinĂ©ma de Hitchcock nous regarde droit dans les yeux » Voir toutes les news Casting de L'inconnu du Nord-Express Farley Granger Guy Haines Ruth Roman Ann Morton Robert Walker Leo Carroll le sĂ©nateur Morton » Voir tout le casting
Trouvezla navires navires port quai photo, l’image, le vecteur, l’illustration ou l’image 360° idĂ©ale. Disponible avec les licences LD et DG.
L'Inconnu du Nord-Express News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse VOD Blu-Ray, DVD Photos Musique Secrets de tournage RĂ©compenses Films similaires note moyenne 4,0 3568 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCinĂ© Votre avis sur L'Inconnu du Nord-Express ? 162 critiques spectateurs 5 36 critiques 4 74 critiques 3 43 critiques 2 6 critiques 1 2 critiques 0 1 critique Trier par Critiques les plus utiles Critiques les plus rĂ©centes Par les membres ayant fait le plus de critiques Par les membres ayant le plus d'abonnĂ©s Un excellent polar hitchcockien sur les thĂšmes assez classiques de la machination et du meurtre parfait. Une rĂ©alisation angoissante, au suspense impeccable, oĂč le rythme ne faiblit jamais. Le personnage de Bruno fait vraiment froid dans le dos. AdaptĂ© du roman de Patricia Highsmith, il sagit d’un film brillant Ă  tous les niveaux. Alfred Hitchcock nous Ă©merveille encore une fois ! Alors que Guy, un champion de tennis, vit un mariage tourmentĂ©, il va rencontrer un inconnu dans un train qui va lui proposer un marchĂ© assez spĂ©cial oĂč chacun tuera une personne gĂȘnante dans l'entourage de l'autre... Pensant avoir affaire Ă  un fou, Guy quitte le train puis finit par oublier... Jusqu'Ă  ce que...Pendant longtemps Strangers on a Train a Ă©tĂ© une de mes Ɠuvres favorites du maĂźtre du suspense et cette nouvelle vision n'y change pas grand-chose. En ce dĂ©but des annĂ©es 1950, Hitchcock commence alors la pĂ©riode la plus prolifique de sa carriĂšre, qui le verra enchaĂźner les succĂšs critiques et commerciaux jusqu'au milieu des annĂ©es 1960. Ici il adapte le roman de Patricia Highsmith et nous met dĂšs les premiĂšres secondes dans le feu de l'action pour ne plus jamais lĂącher ce joueur de tennis qui va se retrouver dans de bien mauvaises postures...Hitchcock maĂźtrise ici son art Ă  la perfection, le maĂźtre du suspense justifie son surnom et met en place une intrigue aussi bien ficelĂ©e qu'Ă©crite tout comme les dialogues et passionnante. Il nous donne l'impression d'ĂȘtre au cĂŽtĂ© de Guy et de se retrouver dans les mĂȘmes pĂ©ripĂ©ties, nous faisant ressentir la peur et l'urgence qui prĂ©dominent dans sa situation. Il met en place une atmosphĂšre adĂ©quate, angoissante et ambiguĂ« oĂč il mettra en avant une tension constante qui sera Ă  son apogĂ©e Ă  de nombreuses reprises, telle la derniĂšre partie et le brillant montage alternĂ© entre le match de tennis et la fĂȘte maĂźtre du suspense met en place un vrai jeu de fascination autour des enjeux et surtout des deux protagonistes, sans pour autant nĂ©gliger les seconds rĂŽles tous trĂšs bien interprĂ©tĂ©s d'ailleurs, mention spĂ©ciale Ă  Farley Granger et Ă  un Robert Walker faisant froid dans le dos. Tout semble toucher Ă  la perfection dans Strangers on a Train, la construction du rĂ©cit est remarquable, tout comme l'utilisation des lieux, notamment le train, et des plans comme Hitchcock semble en avoir le secret Ă  l'image de celui des lunettes, aussi mĂ©morable que le verre de lait dans petit bijou de la part du maĂźtre du suspense, l'une de ses Ɠuvres les plus mĂ©morables oĂč tout semble approcher la perfection, tant dans l'intrigue que la construction du rĂ©cit ou la mise en scĂšne d'Hitchcock, angoissante et ambiguĂ« Ă  souhait. Une pĂ©pite. C'est peu dire que cette histoire de meurtres Ă©changĂ©s Ă©tait faite pour le maĂźtre du suspense. L'intrigue est assez passionnante et le film se suit avec un certain plaisir, mĂȘlĂ© Ă  une tension qui ne baisse que rarement. Pourtant, si Hitchcock met en oeuvre un bon nombre de mĂ©canismes de suspense, on a de la peine Ă  croire que le hĂ©ros soit vĂ©ritablement en danger. L'erreur du film est surtout de dĂ©voiler un "mĂ©chant" finalement pas si sĂ»r de lui, dĂ©stabilisĂ© Ă  l'idĂ©e de se voir projeter le visage de sa victime sur celui d'une femme faisant partie de l'entourage du hĂ©ros. Pour le coup, ce thĂšme d'une identitĂ© qui devient trouble, cher au cinĂ©aste britannique, rend le film Ă  la fois pus incertain et plus palpitant; malheureusement, cette idĂ©e n'est pas rĂ©ellement approfondie mais demeure seulement un rouage scĂ©naristique destinĂ© Ă  Ă©claircir la situation. "L'Inconnu du Nord-Express" est un Hitchcock solide mais loin d'ĂȘtre exceptionnel, Ă  l'image d'un final efficace mais Ă  la limite de la surenchĂšre, au montage ambitieux mais parfois approximatif. Un Hitchcock toujours d’une belle efficacitĂ©. Simple, intelligent, efficace et parfois spectaculaire, un bon casting est Ă  mon sens toujours un peu handicapĂ© par Farley Granger. Dans La Corde il se faisait Ă  mon sens clairement volĂ© la vedette par son comparse, et bien ici c’est pareil. Robert Walker, dĂ©cĂ©dĂ© peu aprĂšs ce film lui vole la vedette, jouant un mĂ©chant psychopathe absolument mĂ©morable ! Moins que Dall dans La Corde, mais quand mĂȘme ! Du coup Granger paraĂźt un peu fade. Le reste du casting, en dehors donc de l’excellent Walker est correct, mais un peu tiĂšde. La fille du rĂ©alisateur se dĂ©marque un peu avec son physique original, mais sinon c’est sans relief scĂ©nario est solide. Certes ça manque un peu de suspens par rapport Ă  d’autres films du rĂ©alisateur, mais c’est rondement menĂ©. Une histoire simple et prenante, des situations savoureuses, quelques sĂ©quences spectaculaires le final, un peu d’humour noir, bref, une recette qui ne manque pas de goĂ»t et de saveur. SĂ»rement pas le film le plus ciselĂ© du rĂ©alisateur, mais c’est tout de mĂȘme de trĂšs belle rĂ©alisation est soignĂ©e, offrant notamment un final mĂ©morable. Le meurtre aussi est plein d’intelligence dans le choix de mise en scĂšne, et dans l’ensemble on sent toujours la rĂ©flexion d’Hitchcock qui soigne sa mise en scĂšne, et livre un travail des plus proprets. Pour le reste niveau dĂ©cors et photographie, tout comme la musique au demeurant c’est un peu simple, on ne sent pas une attention spĂ©cifique portĂ©e Ă  ces Ă©lĂ©ments, mais c’est loin d’ĂȘtre mauvais non du Nord-Express est donc une belle petite dĂ©couverte. Pour moi c’est un peu un Hitchcock dilettante semblant se reposer avec ce film, qu’il rend ludique, malin, mais moins fort en suspens. Plaisant. en particulier car j’ai Ă©tĂ© un peu déçu de la fadeur de l’acteur principal. Hitchcock Ă  son sommet ! Balayons tout de suite l'argument selon lequel l'argument serait stupide. Il suffit de lire quelques biographies de psychopathes pour rĂ©aliser que la rĂ©alitĂ© dĂ©passe parfois la fiction, et puis nous sommes au cinĂ©ma que diable ! Ici ni blablas inutiles ni longue mise en place, on est tout de suite dans le mystĂšre et on reste scotchĂ© dans notre fauteuil jusqu'Ă  la fin. La prestation de Robert Walker est Ă©poustouflante dommage qu'il n'ait pas survĂ©cu au film son personnage ne se dĂ©voile pas tout de suite, d'abord casse-pieds comme on en rencontre parfois, ensuite carrĂ©ment gĂȘnant, puis manipulateur, puis complĂštement fou. Walker Ă©crase la distribution la distribution de son talent, laissant Farley Granger en retrait, quant Ă  Ruth Roman elle est transparente et surclassĂ©e par l'Ă©tonnante prestation de Laura Elliott en jeune femme dĂ©lurĂ©e Ă  lunettes. La rĂ©alisation est un vĂ©ritable sans-faute dans tous les domaines cadrages, photos avec deux scĂšnes dĂ©montrant un travail de maĂźtre c'est le cas de le dire, celle de l'Ă©tranglement avec le reflet dans les lunettes et bien sĂ»r celle du manĂšge de chevaux de bois en folie , vĂ©ritable travail d'orfĂšvre. TrĂšs interessant, attrayant mais surtout un film bourrĂ© de rebondissement en noir et blanc qui n'a pas pris une ride bref un film Ă  ne pas oubliĂ© dans la filmographie de Hitchcock. Un bijou de Thriller de plus pour le maitre du suspense, juste un ton en dessous des chefs d’Ɠuvre tel que "Les oiseaux", "Psychose" ou encore "FenĂȘtres sur cours" ! Je ne le classerais pas parmi les chefs d'oeuvre du maitre mais cela reste un thriller tout de mĂȘme agrĂ©able a suivre de part la qualitĂ© de ses interprĂštes et la brillance de sa mise en le postulat de dĂ©part a propos de l'Ă©change de meurtres s'avĂšre originale ,le dĂ©roulement du scĂ©nario se rĂ©vĂšle un brin paresseux et n'exploite pas suffisamment la richesse de la prometteuse intrigue ,heureusement Sir Alfred nous trousse quelques scĂšnes dont il a le secret afin de maintenir une tension bande son y contribue Ă©galement mais c'est surtout le jeu de comĂ©diens inspirĂ©s qui permet de donner corps a toute cette diabolique histoire de a un Granger un peu fade ,le mĂ©connu Walker se montre a son avantage dans la peau de l'inquiĂ©tant Bruno ,gestes ,intonations ... il incarne avec brio cet homme d'apparence discrĂšte mais a la folie intĂ©rieure bien rĂ©elle ,une sorte de Nathan Bates avant l'heure. La curiositĂ© prĂ©alablement titillĂ©e par une place dans le top 100 d'IMDB pour ce long-mĂ©trage, j'ai pris un Ă©norme plaisir Ă  enfin dĂ©couvrir cette version de "Strangers on a train" ! RĂ©putĂ© mais Ă©trangement peu diffusĂ©, il n'en demeure pas moins l'un des incontournables de la filmographie d'Alfred Hitchcock. Savamment construit, avec de trĂšs longues sĂ©quences lorsqu'il le faut, le film captive d'emblĂ©e. Ainsi s'ouvre t-il sur une dizaine de minutes de dialogues entre deux inconnus dans un train, nous faisant dĂ©couvrir la fascinante idĂ©e motrice de l'intrigue Ă  venir. Pour ne pas s'ĂȘtre suffisamment mĂ©fiĂ© de son interlocuteur, la star montante du tennis Guy Haines Farley Granger va se retrouver suspectĂ©e de meurtre puis harcelĂ©e par ce mystĂ©rieux Bruno Antony Robert Walker, auteur d'une prestation anthologique qui Ă©clipserait presque celle de Granger. La tension ira grandissante, accentuĂ©e de façon Ă©tonnante par un montage astucieux jouant sur la concomitance d'Ă©vĂšnements passage du tournoi de Forest Hills. Quant Ă  la sĂ©quence finale, elle est effarante. Un monument du CinĂ©ma ! Pas forcĂ©ment le film qui nous vient en premier Ă  l'esprit quant on pense Ă  Alfred Hitchcock, et pourtant "L'inconnu du Nord-Express" se trouve ĂȘtre une de ses rĂ©ussites majeures. Le scĂ©nario d'aprĂšs le roman de Patricia Highsmith est parfaitement bien Ă©crit, l'interprĂ©tation est gĂ©niale surtout en ce qui concerne la prestation de l'Ă©nigmatique Robert Walker, la BO de Dimitri Tiomkin est superbe et la rĂ©alisation ne manque pas de suspense, de tensions, d'intensitĂ© et donc de sĂ©quences marquantes. A ce titre, on pourra citer la fameuse et trĂšs spectaculaire scĂšne se dĂ©roulant sur le manĂšge Ă  la fin du film, un moment particuliĂšrement fort et Ă©prouvant pour les nerfs des tĂ©lĂ©spectateurs. Un Hitchcock qui s'avĂšre donc vraiment palpitant et que j'ai pris un trĂšs grand plaisir Ă  revoir. Alors qu'il entame une nouvelle dĂ©cennie cinĂ©matographique, Alfred Hitchcock s'est depuis rapatriĂ© aux États-Unis et travaille dĂ©sormais pour la Warner. Il a dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© des thrillers et des films noirs mais c'est bel et bien avec L'Inconnu du Nord-Express qu'il va clairement exposer son talent de maĂźtre du suspense jusqu'Ă  ces consĂ©crations suivantes. Adaptant le roman de Patricia Highsmith, le rĂ©alisateur britannique nous livre un thriller inventif oĂč il regroupe des Ă©lĂ©ments de ses prĂ©cĂ©dents films tels que le chantage, le meurtre, le manque de preuves et la machination... Partant d'un postulat de dĂ©part banal, Hitchcock rĂ©ussit Ă  envouter le spectateur grĂące Ă  ce qui a toujours fait la force de ses longs-mĂ©trages un scĂ©nario solide. Nous faisons donc immĂ©diatement connaissance avec Guy Haines, champion de tennis reconnu qui, lors d'un voyage en train, tombe sur l'excentrique Bruno Antony. Ce dernier, bavard et sans gĂȘne, lui propose de tuer la femme de Guy en Ă©change du meurtre de son propre pĂšre. Mais ce qui ne pouvait ĂȘtre qu'une vaste blague devient rĂ©alitĂ© et le tennisman va tout faire pour se disculper du meurtre tandis que Bruno continue d'ĂȘtre de plus en plus prĂ©sent dans la vie de Guy. Mise en scĂšne impeccable, suspense intact du dĂ©but Ă  la fin, sĂ©quences de frissons maĂźtrisĂ©es, acteurs brillants Robert Walker est d'un glacial terrifiant, rythme soutenu Ă  la perfection... L'Inconnu du Nord-Express est une rĂ©ussite qui prouve qu'Alfred Hitchcock est un maĂźtre en la matiĂšre. On pourra peut-ĂȘtre regretter le manque d'impact lors de certaines scĂšnes angoissantes et le manque de charisme de Farley Granger, pourtant hĂ©ros du film, mais dans l'ensemble, cette 39e Ɠuvre du gĂ©nie anglais est d'une efficacitĂ© encore aujourd'hui rĂ©jouissante. Un classique du thriller des annĂ©es 50. Comme souvent chez Hitchcock un homme est pris dans une terrible machination, et les apparences sont contre lui. Un bon thriller, qui a conservĂ© son suspense . Si l'on demande Ă  une personne de citer des films d'Hitchcock, il vous sortira Psychose, La Mort aux trousses, Les Oiseaux mais il oubliera L'Inconnu du Nord-Express qui est pourtant un excellent cru du roi du suspense, parmi les meilleurs thrillers de tous les temps, un excellent film interprĂ©tĂ© de maniĂšre savoureuse par ses acteurs en particuliers Robert Walker dans la peau d'un personnage ambigu que l'on ne parvient pas totalement Ă  dĂ©tester. L'Inconnu du Nord-Express c'est une bonne histoire, un scĂ©nario parfaitement mis en scĂšne par Hitchcock apparemment il le considĂšre comme son vĂ©ritable 1er film et des sĂ©quences marquantes toutes les 2 se passant durant la foire ; le meurtre et bien sur le final sur le manĂšge. Du grand art. Un hitchcock un peu moins connu mais tout simplement gĂ©nial , un scĂ©nario incroyablement riche . un film qui n'a pas pris une ride . Encore une fois, on a affaire Ă  un thriller symptomatique du cinĂ©ma d'Hitchcock, Ă  l'image d'un Vertigo ou d'un North by Northwest, au potentiel intĂ©ressant mais qui finalement ne tient pas ses promesses, loin de le postulat est un peu tirĂ© par les cheveux. Et mĂȘme en mettant cet aspect de cĂŽtĂ©, le scĂ©nario ne tient pas vraiment la route aprĂšs un bon dĂ©marrage, le film patine et tourne en rond au bout de seulement 45 minutes. Pourtant, les possibilitĂ©s semblaient nombreuses et on aurait aimĂ©, par exemple, en savoir plus sur le personnage de Bruno, qui reste finalement assez superficiel malgrĂ© sa place centrale dans l' plus, lĂ  oĂč pour beaucoup d'autres films d'Hitchcock, la forme parvient Ă  compenser le fond, ici mĂȘme la rĂ©alisation, le montage, la bande-originale, peinent Ă  relever le niveau. Certaines scĂšnes sont franchement ridicules Ă  l'image de la scĂšne de l'Ă©gout ou de la scĂšne finale du manĂšge. Par ailleurs, la musique est mal utilisĂ©e et on se retrouve parfois avec une mĂ©lodie joyeuse sur des scĂšnes de tension, comme lors de la confrontation entre Anne et Bruno. Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse
L'inconnu du Nord-Express" Alfred Hitchcock + Une affiche A3 + Un lien privĂ© pour visionner : LE MAKING-OF Choisir. juin 2015. 6 contributeur·ices. Pour 40 € ou plus. Contreparties PrĂ©cĂ©dentes + Une
Venez nous rendre visite !Adresse 22, rue Saint-Martin, 75004 ParisHoraires 12h00 à 19h00, du mardi au samediTéléphone info Instagram intemporel_cinema
. 418 252 353 148 346 155 469 402

l inconnu du nord express affiche