PubliĂ© le 29 oct. 2021 Ă 1000Quand Patricia Highsmith est morte, le 4 fĂ©vrier 1995, Ă 74 ans, on a cru qu'elle emportait avec elle son mystĂšre. RĂ©tive Ă l'autobiographie - ça m'ennuierait radicalement » -, elle avait aussi interdit aux chercheurs tout accĂšs Ă ses documents personnels. Elle pensait que tous les Ă©crivains rĂȘvaient secrĂštement de biographies et qu'elle faisait exception D'ailleurs, que trouverait-on pour les remplir ? Je refuse de parler d'amour. Je suis inflexible no personal questions. » Je n'Ă©cris pas d'intrigues policiĂšres»Il restait donc une oeuvre, non nĂ©gligeable, sur laquelle on se mĂ©prend souvent, la classant au rayon de littĂ©rature policiĂšre. Patricia Highsmith se plaignait d'ĂȘtre invitĂ©e dans des colloques oĂč elle n'avait pas sa place Je n'ai aucun mĂ©pris pour le polar, mĂȘme si les histoires de dĂ©tectives ou de justiciers ne m'intĂ©ressent pas vraiment. J'accepte l'idĂ©e d'ĂȘtre rangĂ©e parmi les auteurs Ă 'suspense' mais je n'Ă©cris pas d'intrigues policiĂšres. »En effet, ses vingt-deux romans - dont cinq ont pour hĂ©ros Tom Ripley, un meurtrier jamais pris - et ses neuf recueils de nouvelles, jouent sur l'angoisse, le malaise, dans une sociĂ©tĂ© oĂč les rapports humains se avouĂ©e de DostoĂŻevski et enfant cachĂ©e de FlaubertQuant Ă son unique essai, L'Art du suspense - 1966, publiĂ© en France seulement en 1987 -, ce n'est pas un manuel d'Ă©criture, mais plutĂŽt une leçon de vie, dĂ©voilant une Ă©crivaine - elle aurait dĂ©testĂ© ce fĂ©minin - rigoureuse et singuliĂšre, fille avouĂ©e de DostoĂŻevski, d'Henry James qui, comme elle, a choisi l'Europe, et enfant cachĂ©e de Flaubert et de sa passion pour le mot juste ».Alors jusqu'ici, en dĂ©pit de trois biographies - non traduites en français et assez discutables - l'Ă©nigme restait entiĂšre. Saurait-on un jour ce qui avait fait de la jeune femme aux yeux d'un noir profond, sĂ©duisante et conquĂ©rante, une sexagĂ©naire au visage marquĂ© par l'abus d'alcool, amĂšre, solitaire, d'une misanthropie radicale et trĂšs dĂ©rangeante ?Plus de 1000 pages de journaux intimes et carnetsMais voilĂ que l'annĂ©e de son centenaire - Patricia Highsmith est nĂ©e le 19 janvier 1921 - arrive un volume de pages de journaux intimes et de carnets - 1941-1995 - qui permet de voir, au plus prĂšs, cet Ă©tonnant destin, dominĂ© par la passion d'Ă©crire, couronnĂ©e de succĂšs, et minĂ© par des amours dĂ©sastreuses. Ce recueil n'est pas une autobiographie, prĂ©cise l'Ă©ditrice, Anna von Planta. Notre intention, en partageant ces notes, est de permettre au lecteur de dĂ©couvrir, dans ses propres termes, comment Patricia Highsmith est devenue Patricia Highsmith. »Pour ceux que les ambiguĂŻtĂ©s d'Highsmith fascinent, chaque page est essentielle. Ceux qui sont plus distants survoleront peut-ĂȘtre certains passages, mais dĂ©couvriront que ce livre est aussi une plongĂ©e dans les milieux artistiques new-yorkais et français des annĂ©es 1940 et 1950. Ainsi qu'une rĂ©flexion sur l'exil volontaire, et sur la crĂ©ation personnelles de Patricia Highsmith Ă l'Ă©poque de ses Ă©tudes de lettres au Barnard College de New York.©Rene Burri / Magnum PhotosPatricia Highsmith commence son journal en 1941, l'annĂ©e de ses 20 ans, Ă New York oĂč elle vit. DĂšs le 5 mars, elle Ă©crit que le vrai dĂ©fi » de l'artiste consiste Ă toujours se distinguer, sur le plan de l'intellect et de la crĂ©ativitĂ©, Ă maintenir son identitĂ© tout en s'intĂ©grant Ă la sociĂ©tĂ© ». Et, le 14 avril, en français Mon appĂ©tit a deux facettes avide d'amour, avide de pensĂ©e. » Un garçon dans un corps de fille »Tout va trĂšs vite dans cette dĂ©cennie. Elle termine ses Ă©tudes de lettres Ă Barnard College en 1942, travaille comme illustratrice pour gagner sa vie, et vit la nuit, Ă Greenwich Village, avec des artistes, des journalistes, dont la photographe Berenice Abbott, la peintre Buffie Johnson, la journaliste Rosalind Constable, et, plus tard la romanciĂšre Jane Bowles qui lui fera rencontrer de nombreux Ă©crivains. Presque toutes sont lesbiennes. Un mot que n'emploie pas Highsmith, lui prĂ©fĂ©rant homosexuelle, probablement parce qu'il peut s'entendre au masculin, et que dĂšs l'Ăąge de 12 ans, elle se sentait un garçon dans un corps de fille ». Elle cultive son allure garçonne et enchaĂźne les amantes, toujours plus ĂągĂ©es qu'elle. Le programme tient en quelques mots Boire Ă©normĂ©ment ; fumer Ă©normĂ©ment ; Ă©crire Ă©normĂ©ment ; aimer en sĂ©rie. » Abolir toute culpabilitĂ© concernant mes pulsions »Toutefois pour Ă©crire, il faut s'isoler. C'est pourquoi, en 1948, elle passe plusieurs semaines dans la colonie d'artistes de Yaddo Etat de New York oĂč elle termine ce qui sera son premier livre publiĂ© et rencontre un Ă©crivain britannique, Marc Brandel. Un tournant. Avec Marc au lac, pas mal discutĂ© d'homosexualitĂ©. Il est fabuleusement tolĂ©rant. Il m'a convaincue d'abolir toute culpabilitĂ© concernant mes pulsions et sentiments. » La suite montrera qu'il n'a pas rĂ©ussi et que les dĂ©boires amoureux de Patricia Highsmith sont liĂ©s Ă son inconfort avec sa Hitchcock et sa fille Patricia sur le tournage de L'Inconnu du Nord-Express» adaptĂ© par Raymond Chandler du livre Stangers on a Train».©Warner Bros/Prod DBLe livre qu'elle termine Ă Yaddo a pour titre Strangers on a Train, qui deviendra en français L'Inconnu du Nord-Express. Outre son trĂšs bon accueil critique, il est achetĂ© par Alfred Hitchcock, ce qui rend Highsmith immĂ©diatement cĂ©lĂšbre. Si, comme Simone de Beauvoir, elle s'Ă©tait sentie douĂ©e pour le bonheur », ce succĂšs aurait peut-ĂȘtre annoncĂ© une existence il y avait, outre la question sexuelle, celle du genre - peut-on changer de sexe ? » - , cet attrait pour les sujets morbides », ce constat 20 juin 1949 Pour que je sois satisfaite, il doit y avoir de la violence, donc du drame et du suspense. » Et le sentiment de solitude », absolu. J'honore la solitude austĂšre, fiĂšre, intouchable hormis par ce par quoi elle veut ĂȘtre touchĂ©e. »L'Europe serait-elle un remĂšde ? Elle y Ă©tait allĂ©e en 1949 et y retourne, pour deux ans, en 1951, l'annĂ©e de ses 30 ans. Contrairement Ă la premiĂšre fois, elle reste longtemps Ă Paris, se lie avec la flamboyante correspondante du New Yorker, Janet Flanner et sa compagne Natalia Danesi Murray, frĂ©quente le salon de Natalie Barney. De nouveau, elle vit dans un environnement lesbien et artistique, stimulant pour le travail. Sa vie sentimentale est toujours aussi erratique - la liste des amantes serait trop longue -, ses problĂšmes d'argent rĂ©currents, mais la rĂ©ussite littĂ©raire est lĂ . Elle Ă©crit six romans entre 1952 et 1960, dont le premier Ripley, The Talented Mr. Ripley Monsieur Ripley en la dĂ©cennie suivante, celle de sa quarantaine, qui sera un tournant. Non dans son oeuvre - elle publie rĂ©guliĂšrement, tous les deux ou trois ans -, mais dans sa vie. En 1962, elle vient de se sĂ©parer de Marijane Meaker. Celle-ci racontera leur histoire en 2003 dans Highsmith un amour des annĂ©es cinquante Ed. Bernard de Fallois. Le 20 juillet, Ă Londres, elle rencontre Caroline Besterman, une canadienne, mariĂ©e, mĂšre d'un enfant. Tout le reste de l'annĂ©e, le journal et les carnets racontent - enfin - une histoire d' le remĂšde ?InstallĂ©e en Angleterre, Highsmith sait qu'elle a choisi l'Europe. Comme on pouvait s'y attendre, Caroline Besterman, bien que follement amoureuse, ne quitte pas son mari. Patricia Highsmith ne s'en remettra pas. Elle fuit en France, achĂšte une maison dans un village isolĂ© de Seine-et-Marne, puis dans un autre, ne voit personne, dit ne pas se sentir intĂ©grĂ©e ». Dans la dĂ©cennie 1970, toujours amoureuse de Caroline, elle a cependant quelques liaisons, cette fois avec des jeunes femmes, dont Marion Aboudaram, Ă laquelle elle dĂ©die l'un de ses plus beaux livres, Le journal d'Edith 1977, oĂč une femme Ă la vie sinistre s'invente une existence de rĂȘve dans son journal 1988, dans sa maison forteresse» Ă Tegna Suisse dessinĂ©e selon ses instructions.©Rene Burri / Magnum PhotosEn 1980, aprĂšs des dĂ©boires avec le fisc français, Highsmith achĂšte une maison sombre et inconfortable, en Suisse, Ă Aurigeno, dans le Tessin. Son aigreur, dĂ©jĂ souvent perceptible, ne rend pas les journaux de ces annĂ©es-lĂ trĂšs agrĂ©ables Ă lire. Bien qu'elle voyage beaucoup, on la dit recluse et mutique, rĂ©pondant par monosyllabes aux rares interviews. Pourtant elle aime montrer Ă ses rares amis, avec une jubilation de petite fille, les plans de sa nouvelle maison suisse, Ă Tegna, dessinĂ©s par l'architecte sur ses indications. Elle y emmĂ©nage le 13 dĂ©cembre elle Ă©crit, le 6 octobre 1993, les derniers mots des journaux intimes qui l'occupent depuis plus de cinquante ans [âŠ] la mort [âŠ] Je prĂ©fĂšre ĂȘtre prise par surprise ! [âŠ] Alors, la mort est comme la vie, imprĂ©visible. » En refermant cet Ă©norme livre sur les annĂ©es Ă Tegna, on se dit que sa derniĂšre maison, nĂ©e de son imagination, symbolise son existence une forteresse, avec trĂšs peu d'ouvertures. Et une vue splendide, au loin, sur les sommets Hopper et Nicholas Ray dans L'Ami amĂ©ricain» 1977, film de Wim Wenders d'aprĂšs Ripley's Game ».Caterine Milinaire/Sygma via Getty Images En France, presque tous les livres de Patricia Highsmith sont publiĂ©s chez Calmann-LĂ©vy et, pour la plupart, repris dans Le Livre de poche ou Pocket. La collection Bouquins » a publiĂ© deux volumes d'OEuvres 1991 et 1992 et DerniĂšres nouvelles du crime 1994.Journaux et carnetsDe son vivant, Patricia Highsmith avait interdit toute recherche sur sa vie. AprĂšs sa mort, Daniel Keel 1930-2011 son Ă©diteur et exĂ©cuteur littĂ©raire, directeur des Ă©ditions suisses Diogenes, a rĂ©vĂ©lĂ© qu'elle avait laissĂ© 38 cahiers - tous Ă©crits sur des carnets Ă spirales de Columbia University - et 18 journaux, sur des supports diffĂ©rents et de taille variable. Environ pages d'Ă©crits cahiers sont tous en anglais. Les journaux sont parfois en d'autres langues, que Highsmith maĂźtrisait approximativement - français, allemand, italien, espagnol - quand elle voulait ĂȘtre sĂ»re que son amante du moment ne puisse pas lire. Elle avait envisagĂ© de les brĂ»ler ou de les lĂ©guer au fonds d'archives lesbiennes Herstory de Brooklyn. Mais elle les relisait, les corrigeait, faisait des coupes, des commentaires, ce qui montre qu'elle les considĂ©rait comme faisant partie de son Keel a donc dĂ©cidĂ© qu'il fallait publier ce trĂ©sor littĂ©raire ». Il a chargĂ© Anna von Planta, responsable de l'Ă©dition des livres de Highsmith chez Diogenes de s'en occuper. C'est chose faite, avec la parution d'un volume de pages, Les Ecrits intimes de Patricia Highsmith. 1941-1995. Journaux et carnets Traduit de l'anglais - Etats-Unis - par Bernard Turle. Calmann-LĂ©vy, 35 euros.Anna von Planta s'explique dans une note Ă©ditoriale sur le dĂ©fi » de faire justice Ă cet Ă©norme corpus » en le condensant en un seul volume, aprĂšs en avoir transcrit la totalitĂ©. Elle l'a composĂ© en cinq parties, chronologiques, Ă©liminant, surtout dans les journaux de jeunesse, les rĂ©pĂ©titions, indiscrĂ©tions et commĂ©rages »et, plus tard, le ressassement dans l'amertume et l'effrayante misanthropie - il en reste assez pour qu'on en ait une idĂ©e le fonds est dĂ©sormais consultable aux Archives littĂ©raires suisses Ă Berne, et pourra nourrir de nouvelles biographies de Highsmith. Il en existe dĂ©jĂ trois, non traduites en français. Beautiful Shadowdd'Andrew Wilson, 2003 - admirative et empathique- The Talented Miss Highsmith, de Joan Schenkar 2009 - qui balance entre admiration et dĂ©testation - et Devils, Lusts and Strange Desires The Life of Patricia Highsmith, de Richard Bradford, sorti en janvier, et que Frances Wilson critique sĂ©vĂšrement dans la New York Review of Books du 4 novembre, le disant uniquement animĂ© par la haine » et totalement impermĂ©able Ă l'ironie et l'humour de Highsmith ».Patricia Highsmith en quelques dates1921, 19 janvier Naissance de Mary Patricia Plangman Ă Fort Worth, Texas. Ses parents ont divorcĂ© peu de temps Elle apprend que Stanley Highsmith, le second mari de sa mĂšre, qui lui a donnĂ© son nom, n'est pas son pĂšre biologique. Elle rencontrera celui-ci plus Etudes de littĂ©rature et d'arts plastiques Ă Barnard College, Columbia University, New York, au terme desquelles elle gagne sa vie comme illustratrice tout en AprĂšs un sĂ©jour Ă la colonie d'artistes de Yaddo, elle publie un premier roman, L'Inconnu du Nord-Express. Son adaptation par Hitchcock la rend immĂ©diatement cĂ©lĂšbre - et inaugure une longue sĂ©rie d'adaptations de ses romans par de grands cinĂ©astes, de RenĂ© ClĂ©ment Ă Wim Wenders, en passant par Claude Chabrol et d' Premier sĂ©jour en Publication de Monsieur Ripley. Il y aura quatre autres Ripley, et, dĂ©sormais, Patricia Highsmith publiera un roman tous les deux ou trois S'installe dĂ©finitivement en Europe. Angleterre, puis France en AprĂšs des dĂ©boires avec le fisc français, elle dĂ©mĂ©nage en Suisse, Ă Aurigeno, puis Ă Tegna en 4 fĂ©vrier Patricia Highsmith meurt d'un cancer Ă l'hĂŽpital de Locarno.
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Affichedu film L'Inconnu du Nord-Express - Photo 1 L'Inconnu du Nord-Express ? Retour à la galerie 1 Suivante L'Inconnu du Nord-Express Photo ajoutée le 28 juin 2019
L'Inconnu du Nord-Express Strangers on a Train est un film amĂ©ricain rĂ©alisĂ© par Alfred Hitchcock, sorti en 1951, inspirĂ© en partie du roman de Patricia Highsmith. RĂ©sumĂ© Lâintrigue dĂ©bute par lâarrivĂ©e simultanĂ©e et symĂ©trique de deux hommes Ă la gare puis dans le train, mais filmĂ©s seulement Ă partir de leurs chaussures. Cet incipit se termine au moment oĂč le deuxiĂšme homme touche le premier de son pied lorsquâil croise ses jambes. Alors le premier, Bruno Anthony, sâĂ©tonne de se trouver en prĂ©sence du tennisman Guy Haines. Dans la conversation, Bruno fait allusion au prochain divorce de Guy et Ă sa relation sentimentale avec Anne Morton, la fille du sĂ©nateur. Il Ă©voque Ă©galement sa propre relation problĂ©matique Ă son pĂšre. Il fait mention alors du crime parfait il tuerait Myriam, lâĂ©pouse de Guy tandis que Guy tuerait son pĂšre, et comme ni lâun ni lâautre nâaurait de mobiles, il serait impossible de les dĂ©couvrir. Guy ne prend pas au sĂ©rieux cette proposition et s'en va, mais, perturbĂ©, il en oublie son briquet sur lequel se trouvent gravĂ©es ses initiales et celles d'Anne et Bruno l'empoche discrĂštement. Guy, peu aprĂšs, apprend que son Ă©pouse ne veut plus le divorce pour lâempĂȘcher dâĂ©pouser Anne. Au tĂ©lĂ©phone avec cette derniĂšre, Guy hurle trois fois quâil voudrait Ă©trangler Myriam. Il appelle Ă©galement Bruno pour l'informer, mais au moment oĂč celui-ci rĂ©pond, il raccroche. Bruno suit alors Myriam et la tue sur une Ăźle l'Ăźle de l'amour, dans un parc dâattractions. La scĂšne du crime est vue dans le reflet des lunettes de Myriam. Il prend les lunettes comme preuve et se rend alors chez Guy pour lui avouer le crime et demander sa contrepartie. Ce dernier refuse. Guy est alors soupçonnĂ© et mis sous surveillance par la police. Bruno rĂ©apparaĂźt Ă plusieurs reprises et referme peu Ă peu son piĂšge sur Guy pour quâil commette le crime convenu. Anne comprend ce qui se passe et cherche Ă aider Guy mais en vain. Guy se dĂ©cide alors Ă aller chez le pĂšre de Bruno, non pas pour le tuer, mais pour lui avouer la vĂ©ritĂ© sur son fils et la folie de ce dernier. Mais ce nâest pas le pĂšre, mais Bruno qui est lĂ . Peu aprĂšs, Bruno lui apprend quâil va dĂ©poser son briquet sur les lieux du crime pour le faire arrĂȘter. Guy doit sây rendre au plus vite, mais il doit dâabord remporter la finale de tennis scĂšnes simultanĂ©es du match et du voyage de Bruno vers lâĂźle. Il y parvient de justesse et le film se termine sur le combat de Guy et de Bruno sur un manĂšge devenu fou. Lorsque le manĂšge sâeffondre, Bruno est Ă©crasĂ©. Au moment de mourir, il n'avoue pas la vĂ©ritĂ© et continue d'affirmer que le briquet est sur les lieux du crime. Mais lorsqu'il meurt, le briquet tombe de sa main. Fiche technique Titre original Strangers on a Train Titre français L'Inconnu du Nord-Express RĂ©alisation Alfred Hitchcock ScĂ©nario Raymond Chandler et Czenzi Ormonde, adaptation de Whitfield Cook, d'aprĂšs le roman Ă©ponyme de Patricia Highsmith Musique Dimitri Tiomkin Direction artistique Edward S. Haworth Photographie Robert Burks Costumes Leah Rhodes Montage William H. Ziegler Production Alfred Hitchcock SociĂ©tĂ© de production Warner Bros. Budget 1 200 000 $ estimation Format noir et blanc â 35 mm â 1,371 â son mono RCA Sound System Genre film policier, thriller, film noir, drame DurĂ©e 97 minutes Ătats-Unis ; 99 minutes Royaume-Uni Pays de production Ătats-Unis Dates de sortie Ătats-Unis 30 juin 1951 premiĂšre, 3 juillet 1951 sortie nationale France 9 janvier 1952 Classification Film interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France[1], puis reclassĂ© tous publics lors de sa réédition en 1991 Distribution Farley Granger VF Michel Gudin Guy Haines Ruth Roman VF Jacqueline FerriĂšre Anne Morton Robert Walker VF Michel AndrĂ© Bruno Antony Leo G. Carroll VF Abel Jacquin Le sĂ©nateur Morton Patricia Hitchcock VF Rolande Forest Barbara Morton Marion Lorne VF CĂ©cile Didier Mme Antony Jonathan Hale VF Camille GuĂ©rini M. Antony Laura Elliott VF Sylvie Deniau Miriam Joyce Haines Howard St. John VF Claude PĂ©ran Le capitaine Turley Norma Varden VF Marguerite Duval Mme Cunningham John Brown VF Paul VillĂ© Le professeur Collins Robert Gist VF Robert Dalban Leslie Hennessy Et, parmi les acteurs non crĂ©ditĂ©s Murray Alper Loueur de canots Leonard Carey Le majordome des Antony Edward Hearn Le lieutenant Campbell Charles Meredith Le juge Donahue Odette Myrtil Mme Darville Georges Renavent M. Darville Production L'Inconnu du Nord-Express marque un tournant pour Hitchcock c'est sa premiĂšre production amĂ©ricaine indĂ©pendante, sans l'entremise d'un intermĂ©diaire comme David O. Selznick. Dans les annĂ©es 1990, une version alternative est dĂ©couverte par hasard par Warner Bros. Cette version dite britannique est prĂ©sentĂ©e pour la premiĂšre fois en 1996 Ă Los Angeles. Plus longue de deux minutes, elle diffĂšre par quelques scĂšnes, comme l'ouverture dans le train et le final Ă la fĂȘte foraine, qui contribuent Ă renforcer le charme dĂ©rangeant du personnage de Bruno Antony. Hitchcock n'a jamais mentionnĂ© cette version, et on ne sait pas exactement ce qui l'a motivĂ©e. On peut supposer que sa nouvelle autonomie l'a poussĂ© Ă la prĂ©parer par sĂ©curitĂ©, pour l'Ă©ventualitĂ© oĂč les projections tests de la version originale rencontreraient un Ă©chec[2]. Lieux de tournage Pennsylvania Station Ă New York six jours la station de chemin de fer de Danbury, dans le Connecticut divers endroits autour de Washington le parc d'attractions de Chatsworth, en Californie le Tunnel of Love d'une fĂȘte foraine de Canoga Park, en Californie Forest Hills pour le match de tennis Autour du film Le camĂ©o habituel d'Alfred Hitchcock survient Ă la dixiĂšme minute câest le voyageur qui monte dans le train avec une contrebasse Ă la gare de Metcalf. Robert Walker Ă©tant mort avant l'achĂšvement de son film suivant My Son John, le rĂ©alisateur Leo McCarey a empruntĂ© Ă Alfred Hitchcock plusieurs plans de L'Inconnu du Nord-Express et les a intĂ©grĂ©s dans son film. Un rictus de vengeance de Bruno, au moment oĂč il meurt dans l'accident du manĂšge, devient chez McCarey le sourire d'un espion communiste qui, agonisant dans un accident de voiture, retrouve la paix avec lui-mĂȘme aprĂšs avoir confessĂ© ses crimes[3]. Reprises 2007 Strangers de Aanand L. Rai Notes et rĂ©fĂ©rences â â en Bill Desowitz, Same Strangers, Different 'Train' », Los Angeles Times,â 17 novembre 1996 lire en ligne, consultĂ© le 11 dĂ©cembre 2021 â en Bernard F. Dick, The Screen Is Red Hollywood, Communism, and the Cold War, University Press of Mississippi, 2016 lire en ligne. Liens externes Ressources relatives Ă l'audiovisuel Centre national du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CinĂ©-Ressources en AllMovie en American Film Institute it en Movie Review Query Engine de OFDb en Oscars du cinĂ©ma en Rotten Tomatoes mul The Movie Database Alfred Hitchcock ScĂ©nariste La Danseuse blessĂ©e 1923 L'Ombre blanche 1923 The Prude's Fall 1924 AbnĂ©gation 1924 Le Voyou 1925 RĂ©alisateur Films britanniques muets Always Tell Your Wife corĂ©alisateur, court mĂ©trage, 1923 Le Jardin du plaisir 1925 Les Cheveux d'or 1927 Le Ring 1927 Downhill 1927 Laquelle des trois ? 1928 Le passĂ© ne meurt pas 1928 Champagne 1928 The Manxman 1929 Films britanniques Chantage 1929 Junon et le Paon 1930 Meurtre 1930 Elstree Calling 1930 The Skin Game 1931 Mary 1931 Ă l'est de ShanghaĂŻ 1931 NumĂ©ro dix-sept 1932 Le Chant du Danube 1934 L'Homme qui en savait trop 1934 Les 39 Marches 1935 Quatre de l'espionnage 1936 Agent secret 1936 Jeune et Innocent 1937 Une femme disparaĂźt 1938 La Taverne de la JamaĂŻque 1939 Aventure malgache court mĂ©trage, 1944 Bon Voyage court mĂ©trage, 1944 Les Amants du Capricorne 1949 Le Grand Alibi 1950 Frenzy 1972 Films amĂ©ricains Rebecca 1940 Correspondant 17 1940 Joies matrimoniales 1941 Soupçons 1941 CinquiĂšme Colonne 1942 L'Ombre d'un doute 1943 Lifeboat 1943 La Maison du docteur Edwardes 1945 Les EnchaĂźnĂ©s 1946 Le ProcĂšs Paradine 1947 La Corde 1948 L'Inconnu du Nord-Express 1951 La Loi du silence 1952 Le crime Ă©tait presque parfait 1954 FenĂȘtre sur cour 1954 La Main au collet 1955 Mais qui a tuĂ© Harry ? 1955 L'Homme qui en savait trop 1956 Le Faux Coupable 1956 Sueurs froides 1958 La Mort aux trousses 1959 Psychose 1960 Les Oiseaux 1963 Pas de printemps pour Marnie 1964 Le Rideau dĂ©chirĂ© 1966 L'Ătau 1969 Complot de famille 1976 The Short Night projet abandonnĂ©, 1980 Films perdus Number Thirteen inachevĂ©, perdu, 1922 The Mountain Eagle perdu, 1926 Voir aussi Liste de ses camĂ©os Alma Reville Patricia Hitchcock Alfred Hitchcock prĂ©sente sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, 1955 Suspicion sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, 1957 Hitchcock/Truffaut livre, 1966 Hitchcock L'Ombre d'un gĂ©nie documentaire, 1999 Hitchcock film, 2012 The Girl tĂ©lĂ©film, 2012 Hitchcock/Truffaut documentaire, 2015
28dĂ©c. 2015 - RĂ©f : 18022 Artiste : Photo Denimal Imprimeur : Helio Cachan Type Impression : Photogravure Dimensions : 100 x 62cm/ 39,37 x 24,41 inc Etat : A - Prix : 120âŹ
Titre original Strangers on a Train Date de sortie 22 janvier 1997 DurĂ©e 101 mn RĂ©alisĂ© par Alfred Hitchcock Avec Farley Granger , Ruth Roman , Robert Walker ScĂ©naristes Raymond Chandler, Czenzi Ormonde, Whitfield Cook, Patricia Highsmith, Ben Hecht Distributeur LES GRANDS FILMS CLASSIQUES/1999 CINE CLASSIC/2004 CINE CLASSIC AnnĂ©e de production 1951 Pays de production Etats-Unis Genre Film de suspense Couleur Noir et blanc Synopsis Un champion de tennis est abordĂ© dans un train par un inconnu qui lui propose un Ă©trange marchĂ© il supprime sa femme encombrante si , en Ă©change, celui-ci se charge d'Ă©liminer son propre pĂšre. Croyant avoir affaire Ă un fou, le tennisman ne lui prĂȘte au Offres VOD de L'inconnu du Nord-Express SD HD LaCinetek ⏠Louer 5 ⏠Acheter HD SD CANAL VOD ⏠Louer ⏠Acheter SD HD UniversCinĂ© ⏠Louer ⏠Acheter HD SD Orange ⏠Louer ⏠Acheter HD VIVA ⏠Louer ⏠Acheter SD FilmoTV ⏠Acheter HD PREMIEREMAX ⏠Louer ⏠Acheter Toutes les sĂ©ances de L'inconnu du Nord-Express » Voir les 1 sĂ©ances DerniĂšres News sur L'inconnu du Nord-Express Alfred Hitchcock est Ă lâhonneur, ce soir sur Arte LâInconnu du Nord-Express sera suivi dâUne femme disparaĂźt. Supercut quand le cinĂ©ma de Hitchcock nous regarde droit dans les yeux » Voir toutes les news Casting de L'inconnu du Nord-Express Farley Granger Guy Haines Ruth Roman Ann Morton Robert Walker Leo Carroll le sĂ©nateur Morton » Voir tout le casting
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Alors que Guy, un champion de tennis, vit un mariage tourmentĂ©, il va rencontrer un inconnu dans un train qui va lui proposer un marchĂ© assez spĂ©cial oĂč chacun tuera une personne gĂȘnante dans l'entourage de l'autre... Pensant avoir affaire Ă un fou, Guy quitte le train puis finit par oublier... Jusqu'Ă ce que...Pendant longtemps Strangers on a Train a Ă©tĂ© une de mes Ćuvres favorites du maĂźtre du suspense et cette nouvelle vision n'y change pas grand-chose. En ce dĂ©but des annĂ©es 1950, Hitchcock commence alors la pĂ©riode la plus prolifique de sa carriĂšre, qui le verra enchaĂźner les succĂšs critiques et commerciaux jusqu'au milieu des annĂ©es 1960. Ici il adapte le roman de Patricia Highsmith et nous met dĂšs les premiĂšres secondes dans le feu de l'action pour ne plus jamais lĂącher ce joueur de tennis qui va se retrouver dans de bien mauvaises postures...Hitchcock maĂźtrise ici son art Ă la perfection, le maĂźtre du suspense justifie son surnom et met en place une intrigue aussi bien ficelĂ©e qu'Ă©crite tout comme les dialogues et passionnante. Il nous donne l'impression d'ĂȘtre au cĂŽtĂ© de Guy et de se retrouver dans les mĂȘmes pĂ©ripĂ©ties, nous faisant ressentir la peur et l'urgence qui prĂ©dominent dans sa situation. Il met en place une atmosphĂšre adĂ©quate, angoissante et ambiguĂ« oĂč il mettra en avant une tension constante qui sera Ă son apogĂ©e Ă de nombreuses reprises, telle la derniĂšre partie et le brillant montage alternĂ© entre le match de tennis et la fĂȘte maĂźtre du suspense met en place un vrai jeu de fascination autour des enjeux et surtout des deux protagonistes, sans pour autant nĂ©gliger les seconds rĂŽles tous trĂšs bien interprĂ©tĂ©s d'ailleurs, mention spĂ©ciale Ă Farley Granger et Ă un Robert Walker faisant froid dans le dos. Tout semble toucher Ă la perfection dans Strangers on a Train, la construction du rĂ©cit est remarquable, tout comme l'utilisation des lieux, notamment le train, et des plans comme Hitchcock semble en avoir le secret Ă l'image de celui des lunettes, aussi mĂ©morable que le verre de lait dans petit bijou de la part du maĂźtre du suspense, l'une de ses Ćuvres les plus mĂ©morables oĂč tout semble approcher la perfection, tant dans l'intrigue que la construction du rĂ©cit ou la mise en scĂšne d'Hitchcock, angoissante et ambiguĂ« Ă souhait. Une pĂ©pite. C'est peu dire que cette histoire de meurtres Ă©changĂ©s Ă©tait faite pour le maĂźtre du suspense. L'intrigue est assez passionnante et le film se suit avec un certain plaisir, mĂȘlĂ© Ă une tension qui ne baisse que rarement. Pourtant, si Hitchcock met en oeuvre un bon nombre de mĂ©canismes de suspense, on a de la peine Ă croire que le hĂ©ros soit vĂ©ritablement en danger. L'erreur du film est surtout de dĂ©voiler un "mĂ©chant" finalement pas si sĂ»r de lui, dĂ©stabilisĂ© Ă l'idĂ©e de se voir projeter le visage de sa victime sur celui d'une femme faisant partie de l'entourage du hĂ©ros. Pour le coup, ce thĂšme d'une identitĂ© qui devient trouble, cher au cinĂ©aste britannique, rend le film Ă la fois pus incertain et plus palpitant; malheureusement, cette idĂ©e n'est pas rĂ©ellement approfondie mais demeure seulement un rouage scĂ©naristique destinĂ© Ă Ă©claircir la situation. "L'Inconnu du Nord-Express" est un Hitchcock solide mais loin d'ĂȘtre exceptionnel, Ă l'image d'un final efficace mais Ă la limite de la surenchĂšre, au montage ambitieux mais parfois approximatif. Un Hitchcock toujours dâune belle efficacitĂ©. Simple, intelligent, efficace et parfois spectaculaire, un bon casting est Ă mon sens toujours un peu handicapĂ© par Farley Granger. Dans La Corde il se faisait Ă mon sens clairement volĂ© la vedette par son comparse, et bien ici câest pareil. Robert Walker, dĂ©cĂ©dĂ© peu aprĂšs ce film lui vole la vedette, jouant un mĂ©chant psychopathe absolument mĂ©morable ! Moins que Dall dans La Corde, mais quand mĂȘme ! Du coup Granger paraĂźt un peu fade. Le reste du casting, en dehors donc de lâexcellent Walker est correct, mais un peu tiĂšde. La fille du rĂ©alisateur se dĂ©marque un peu avec son physique original, mais sinon câest sans relief scĂ©nario est solide. Certes ça manque un peu de suspens par rapport Ă dâautres films du rĂ©alisateur, mais câest rondement menĂ©. Une histoire simple et prenante, des situations savoureuses, quelques sĂ©quences spectaculaires le final, un peu dâhumour noir, bref, une recette qui ne manque pas de goĂ»t et de saveur. SĂ»rement pas le film le plus ciselĂ© du rĂ©alisateur, mais câest tout de mĂȘme de trĂšs belle rĂ©alisation est soignĂ©e, offrant notamment un final mĂ©morable. Le meurtre aussi est plein dâintelligence dans le choix de mise en scĂšne, et dans lâensemble on sent toujours la rĂ©flexion dâHitchcock qui soigne sa mise en scĂšne, et livre un travail des plus proprets. Pour le reste niveau dĂ©cors et photographie, tout comme la musique au demeurant câest un peu simple, on ne sent pas une attention spĂ©cifique portĂ©e Ă ces Ă©lĂ©ments, mais câest loin dâĂȘtre mauvais non du Nord-Express est donc une belle petite dĂ©couverte. Pour moi câest un peu un Hitchcock dilettante semblant se reposer avec ce film, quâil rend ludique, malin, mais moins fort en suspens. Plaisant. en particulier car jâai Ă©tĂ© un peu déçu de la fadeur de lâacteur principal. Hitchcock Ă son sommet ! Balayons tout de suite l'argument selon lequel l'argument serait stupide. Il suffit de lire quelques biographies de psychopathes pour rĂ©aliser que la rĂ©alitĂ© dĂ©passe parfois la fiction, et puis nous sommes au cinĂ©ma que diable ! Ici ni blablas inutiles ni longue mise en place, on est tout de suite dans le mystĂšre et on reste scotchĂ© dans notre fauteuil jusqu'Ă la fin. La prestation de Robert Walker est Ă©poustouflante dommage qu'il n'ait pas survĂ©cu au film son personnage ne se dĂ©voile pas tout de suite, d'abord casse-pieds comme on en rencontre parfois, ensuite carrĂ©ment gĂȘnant, puis manipulateur, puis complĂštement fou. Walker Ă©crase la distribution la distribution de son talent, laissant Farley Granger en retrait, quant Ă Ruth Roman elle est transparente et surclassĂ©e par l'Ă©tonnante prestation de Laura Elliott en jeune femme dĂ©lurĂ©e Ă lunettes. La rĂ©alisation est un vĂ©ritable sans-faute dans tous les domaines cadrages, photos avec deux scĂšnes dĂ©montrant un travail de maĂźtre c'est le cas de le dire, celle de l'Ă©tranglement avec le reflet dans les lunettes et bien sĂ»r celle du manĂšge de chevaux de bois en folie , vĂ©ritable travail d'orfĂšvre. TrĂšs interessant, attrayant mais surtout un film bourrĂ© de rebondissement en noir et blanc qui n'a pas pris une ride bref un film Ă ne pas oubliĂ© dans la filmographie de Hitchcock. Un bijou de Thriller de plus pour le maitre du suspense, juste un ton en dessous des chefs dâĆuvre tel que "Les oiseaux", "Psychose" ou encore "FenĂȘtres sur cours" ! Je ne le classerais pas parmi les chefs d'oeuvre du maitre mais cela reste un thriller tout de mĂȘme agrĂ©able a suivre de part la qualitĂ© de ses interprĂštes et la brillance de sa mise en le postulat de dĂ©part a propos de l'Ă©change de meurtres s'avĂšre originale ,le dĂ©roulement du scĂ©nario se rĂ©vĂšle un brin paresseux et n'exploite pas suffisamment la richesse de la prometteuse intrigue ,heureusement Sir Alfred nous trousse quelques scĂšnes dont il a le secret afin de maintenir une tension bande son y contribue Ă©galement mais c'est surtout le jeu de comĂ©diens inspirĂ©s qui permet de donner corps a toute cette diabolique histoire de a un Granger un peu fade ,le mĂ©connu Walker se montre a son avantage dans la peau de l'inquiĂ©tant Bruno ,gestes ,intonations ... il incarne avec brio cet homme d'apparence discrĂšte mais a la folie intĂ©rieure bien rĂ©elle ,une sorte de Nathan Bates avant l'heure. La curiositĂ© prĂ©alablement titillĂ©e par une place dans le top 100 d'IMDB pour ce long-mĂ©trage, j'ai pris un Ă©norme plaisir Ă enfin dĂ©couvrir cette version de "Strangers on a train" ! RĂ©putĂ© mais Ă©trangement peu diffusĂ©, il n'en demeure pas moins l'un des incontournables de la filmographie d'Alfred Hitchcock. Savamment construit, avec de trĂšs longues sĂ©quences lorsqu'il le faut, le film captive d'emblĂ©e. Ainsi s'ouvre t-il sur une dizaine de minutes de dialogues entre deux inconnus dans un train, nous faisant dĂ©couvrir la fascinante idĂ©e motrice de l'intrigue Ă venir. Pour ne pas s'ĂȘtre suffisamment mĂ©fiĂ© de son interlocuteur, la star montante du tennis Guy Haines Farley Granger va se retrouver suspectĂ©e de meurtre puis harcelĂ©e par ce mystĂ©rieux Bruno Antony Robert Walker, auteur d'une prestation anthologique qui Ă©clipserait presque celle de Granger. La tension ira grandissante, accentuĂ©e de façon Ă©tonnante par un montage astucieux jouant sur la concomitance d'Ă©vĂšnements passage du tournoi de Forest Hills. Quant Ă la sĂ©quence finale, elle est effarante. Un monument du CinĂ©ma ! Pas forcĂ©ment le film qui nous vient en premier Ă l'esprit quant on pense Ă Alfred Hitchcock, et pourtant "L'inconnu du Nord-Express" se trouve ĂȘtre une de ses rĂ©ussites majeures. Le scĂ©nario d'aprĂšs le roman de Patricia Highsmith est parfaitement bien Ă©crit, l'interprĂ©tation est gĂ©niale surtout en ce qui concerne la prestation de l'Ă©nigmatique Robert Walker, la BO de Dimitri Tiomkin est superbe et la rĂ©alisation ne manque pas de suspense, de tensions, d'intensitĂ© et donc de sĂ©quences marquantes. A ce titre, on pourra citer la fameuse et trĂšs spectaculaire scĂšne se dĂ©roulant sur le manĂšge Ă la fin du film, un moment particuliĂšrement fort et Ă©prouvant pour les nerfs des tĂ©lĂ©spectateurs. Un Hitchcock qui s'avĂšre donc vraiment palpitant et que j'ai pris un trĂšs grand plaisir Ă revoir. Alors qu'il entame une nouvelle dĂ©cennie cinĂ©matographique, Alfred Hitchcock s'est depuis rapatriĂ© aux Ătats-Unis et travaille dĂ©sormais pour la Warner. Il a dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© des thrillers et des films noirs mais c'est bel et bien avec L'Inconnu du Nord-Express qu'il va clairement exposer son talent de maĂźtre du suspense jusqu'Ă ces consĂ©crations suivantes. Adaptant le roman de Patricia Highsmith, le rĂ©alisateur britannique nous livre un thriller inventif oĂč il regroupe des Ă©lĂ©ments de ses prĂ©cĂ©dents films tels que le chantage, le meurtre, le manque de preuves et la machination... Partant d'un postulat de dĂ©part banal, Hitchcock rĂ©ussit Ă envouter le spectateur grĂące Ă ce qui a toujours fait la force de ses longs-mĂ©trages un scĂ©nario solide. Nous faisons donc immĂ©diatement connaissance avec Guy Haines, champion de tennis reconnu qui, lors d'un voyage en train, tombe sur l'excentrique Bruno Antony. Ce dernier, bavard et sans gĂȘne, lui propose de tuer la femme de Guy en Ă©change du meurtre de son propre pĂšre. Mais ce qui ne pouvait ĂȘtre qu'une vaste blague devient rĂ©alitĂ© et le tennisman va tout faire pour se disculper du meurtre tandis que Bruno continue d'ĂȘtre de plus en plus prĂ©sent dans la vie de Guy. Mise en scĂšne impeccable, suspense intact du dĂ©but Ă la fin, sĂ©quences de frissons maĂźtrisĂ©es, acteurs brillants Robert Walker est d'un glacial terrifiant, rythme soutenu Ă la perfection... L'Inconnu du Nord-Express est une rĂ©ussite qui prouve qu'Alfred Hitchcock est un maĂźtre en la matiĂšre. On pourra peut-ĂȘtre regretter le manque d'impact lors de certaines scĂšnes angoissantes et le manque de charisme de Farley Granger, pourtant hĂ©ros du film, mais dans l'ensemble, cette 39e Ćuvre du gĂ©nie anglais est d'une efficacitĂ© encore aujourd'hui rĂ©jouissante. Un classique du thriller des annĂ©es 50. Comme souvent chez Hitchcock un homme est pris dans une terrible machination, et les apparences sont contre lui. Un bon thriller, qui a conservĂ© son suspense . Si l'on demande Ă une personne de citer des films d'Hitchcock, il vous sortira Psychose, La Mort aux trousses, Les Oiseaux mais il oubliera L'Inconnu du Nord-Express qui est pourtant un excellent cru du roi du suspense, parmi les meilleurs thrillers de tous les temps, un excellent film interprĂ©tĂ© de maniĂšre savoureuse par ses acteurs en particuliers Robert Walker dans la peau d'un personnage ambigu que l'on ne parvient pas totalement Ă dĂ©tester. L'Inconnu du Nord-Express c'est une bonne histoire, un scĂ©nario parfaitement mis en scĂšne par Hitchcock apparemment il le considĂšre comme son vĂ©ritable 1er film et des sĂ©quences marquantes toutes les 2 se passant durant la foire ; le meurtre et bien sur le final sur le manĂšge. Du grand art. Un hitchcock un peu moins connu mais tout simplement gĂ©nial , un scĂ©nario incroyablement riche . un film qui n'a pas pris une ride . Encore une fois, on a affaire Ă un thriller symptomatique du cinĂ©ma d'Hitchcock, Ă l'image d'un Vertigo ou d'un North by Northwest, au potentiel intĂ©ressant mais qui finalement ne tient pas ses promesses, loin de le postulat est un peu tirĂ© par les cheveux. Et mĂȘme en mettant cet aspect de cĂŽtĂ©, le scĂ©nario ne tient pas vraiment la route aprĂšs un bon dĂ©marrage, le film patine et tourne en rond au bout de seulement 45 minutes. Pourtant, les possibilitĂ©s semblaient nombreuses et on aurait aimĂ©, par exemple, en savoir plus sur le personnage de Bruno, qui reste finalement assez superficiel malgrĂ© sa place centrale dans l' plus, lĂ oĂč pour beaucoup d'autres films d'Hitchcock, la forme parvient Ă compenser le fond, ici mĂȘme la rĂ©alisation, le montage, la bande-originale, peinent Ă relever le niveau. Certaines scĂšnes sont franchement ridicules Ă l'image de la scĂšne de l'Ă©gout ou de la scĂšne finale du manĂšge. Par ailleurs, la musique est mal utilisĂ©e et on se retrouve parfois avec une mĂ©lodie joyeuse sur des scĂšnes de tension, comme lors de la confrontation entre Anne et Bruno. Les meilleurs films de tous les temps Meilleurs films Meilleurs films selon la presse
L'inconnu du Nord-Express" Alfred Hitchcock + Une affiche A3 + Un lien privé pour visionner : LE MAKING-OF Choisir. juin 2015. 6 contributeur·ices. Pour 40 ⏠ou plus. Contreparties Précédentes + Une
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